Bastien Marlin "Iretge", en 5!

"Iretge", ou l’hérétique en occitan - "entendu comme celui qui caresse la marge, à deux doigts de sortir du cadre tant bouillonne son besoin implacable de vivre librement" - c’est le titre du livre (disponible ici) racontant le voyage des artistes Adec, Brokovich et Arkane, partis peindre, performer, construire au hasard sur leur route, Accompagnés de Ramoul en tant que photographe et de Ben Bello à l’écoute, prêt à retranscrire la moindre phrase, anecdote, conversation pouvant fleurir au cours de ce périple. Partis du Vercors pour arriver non loin de Carcassonne en passant par les Cévennes et Sètes, sur leur Chemin ils ont bien sûr rencontré quelques hérétiques en chair et en os; Bastien Marlin est l’un d’entre eux. Skateur de longue date et spécialiste du D.I.Y., voilà l’"iretge" qu’il nous fallait, alors pourquoi se priver d’un petit interview ?

LIVE Skateboard Media : Pourquoi le D.I.Y. est si intéressant, d’après toi ?

Bastien Marlin : Je trouve le D.I.Y. intéressant car c'est du construit par des skateurs pour les skateurs.

C'est une alternative entre les parks et le street. C'est également une façon de s'exprimer.

LSM : Quelle est ta définition de l’"Iretge" ? Que devient le spot évoqué dans le livre aujourd’hui? 

Bastien : "Iretge" égal liberté, "le retour à l'homme sauvage" comme ils disent.

ph: Felix Maurugeon

 

C'est la liberté, l'oubli des règles et des normes. Le spot évoqué dans le livre est toujours là. On l’a agrandi et modifié. Malheureusement, on a du recouvrir l'œuvre réalisée pour la bonne cause.

LSM : Où se situe (ou se situait) le D.I.Y. dont tu es le plus fier ?

Bastien : Je dirais « l'Ecluse » car c'était l'un des premiers gros spots que j'ai réalisé dans un lieu unique et original.

Le spot se trouvait au bout d'un petit canal asséché au bord de l'Hérault. Le canal donnait sur un petit ditch étroit avec des plan inclinés bien raides, un semblant de spot, quoi...

Une fois le D.I.Y. construit, c'était autre chose : les plans inclinés donnaient une valeur ajoutée au couloir, et multipliait les possibilités de tricks en tout genre.

Le fait qu'il n'existe plus le rend légendaire, R.I.P. !

"Je voulais faire une part propre,
avec une bonne sélection de tricks.
Du coup, ça prend du temps !"

LSM : Tu as des projets en cours ou à venir ?

Bastien : Oui, toujours !

J'ai plein d'idées, de projets, mais une seule vie ne me suffira pas...

Je finalise la rénovation du Tunnel, et je bricole d'autres petits trucs. Le Tunnel se trouve au bord de l'autoroute A75 ; c'était déjà un spot, un pipe, mais pas énormément de chose à faire. J'ai investi le lieu - pas facile à skater avec son petit diamètre, et encore moins facile de construire des modules qui ne perturbent pas les lignes.

Mais au final, c'est toujours mieux qu’avant !

LSM : D’ailleurs, dans ta dernière part il n’y a aucun spot D.I.Y., tu voulais te concentrer sur du street pur ? Combien de temps le filming a-t-il pris ?

Bastien : [rires] Si, il y a en a un en fait, mais il passe inaperçu car on l’a filmé de nuit.

Je passe la plupart de mon temps à skater dans la rue. C’est juste que j'ai beaucoup plus été mis en avant sur des spots D.I.Y. que sur des spots en street.

ph: Felix Maurugeon

 

Quoi qu’il en soit, mon terrain de jeu favori c'est la rue.

On va dire que le filming a duré trois ans. J'ai jamais eu la patience de garder du footage aussi longtemps. Je voulais faire une part propre, avec une bonne sélection de tricks. Du coup, ça prend du temps !

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