La colloc' House of Vans Paris, en 5!

En prévision de l'évènement House of Vans parisien prévu pour ce week-end (pour lequel vous pouvez déjà glaner votre ticket gratuit ici), cassons un peu l'habituel format du "en 5 !" afin d'interroger cinq riders Vans France plutôt qu'un - histoire de mieux pouvoir confronter leurs réponses respectives à une question intemporelle : quid de la place de Paris au sein du skate hexagonal ? Géographiquement, certes, il est question du coeur du pays... Mais après ?

 
(Cover : Mickaël Germond, ollie over to frontside wallride. Ph.: Aristide Bruchon)
 

Mickael Germond, switch hippy jump. Ph.: Thibault Le Nours

Sam Partaix : Je ne me sens pas Parisien - même si je suis né rue du faubourg Saint-Antoine, soit dans la même rue que Nozbone - car mes parents ont démenagé très vite. Je devais avoir quatorze ans quand j'ai fait mon premier noseslide au Dôme, et c'est mon père que me filmait ! La première session à Bercy, il y avait Rico Saxy, Bébert [Soubrier, of course, NDLR], Charles Collet et Lucas [Puig, of course, bis repetita, NDLR]. J'étais trop content !

"Paris est, selon moi, la meilleure ville du monde pour le skate"

Ensuite, à seize ans, je venais regulièrement squatter chez Olivier Fanchon, pour filmer, puis ensuite chez Jon Monié... J'ai toujours aimé la scène skate parisienne, malgré mon penchant pour les mecs de banlieue... Paris est, selon moi, la meilleure ville du monde pour le skate. C’est peut-être chauvin de dire cela, mais c'est vrai !


Joseph Biais, kickflip. Ph.: Maxime Verret
 
Joseph Biais : Je viens de banlieue ouest et je pense que, pendant mes deux premières années de skate, aller skater à Paris me paraissait être une sorte d'immense road trip qui - limite - me faisait un peu flipper... Tout d’abord parce que je n’avais pas le droit d’aller à Paris tout seul ; et ensuite car même si, avec ma petite bande, on explorait bien les deux ou trois villes des alentours, on restait tout de même pas bien loin de chez nous.
 
Je me rappelle être passé devant le Dôme en voiture avec mes parents et vraiment m’être dit que le spot avait l’air incroyable : des marches partout, le marbre, tout déjà waxé à mort et qui semblait bien grinder ! On y était allé un peu plus tard avec mes potes, et c’est vraiment là que je me suis dit c’était spécial. On avait fait une petite heure de RER, il y avait deux, trois skaters français connus, vraiment beaucoup de monde skatait, ça filmait ou prenait des photos, je ne sais plus...

"Il faut faire la différence entre Parisien et banlieusard ; c'est important..."

Mais c’était la grande époque Lordz / Square / Street Machine, et je me souviens d’avoir été vraiment impressionné par toute cette scène, mais surtout de m’être dit que sauter le 3-plat-3 n’était physiquement pas possible pour moi car mes jambes étaient trop courtes !

Cette époque est bien loin maintenant, j’habite à Paris depuis un moment, y skate presque tous les jours, déteste le spot du Dôme et ai enfin fait ollie sur le 3 plat 3 !

Mickaël Germond : Mon rapport à la scène skate parisienne se construit à chacune de mes visites. Avant, ce que j'avais, c'était la vision d'un banlieusard, qui venait à Paris skater les gros spots en général : le Dôme, Bercy, Bastille... et faire la fête, pour ensuite rentrer en bus de nuit miteux... Ensuite, avec mon déménagement à Lyon, il y a bientôt six ans, je suis devenu un voyageur, qui rend visite à ses potes dans le dix-huitième et le dix-neuvième. Pour les Parisiens, je suis Lyonnais, et pour les Lyonnais, je suis Parisien... Pour moi, je suis Banlieusard [rires] ; il faut faire la différence entre Parisien et banlieusard, c'est important...
 

Mickaël Germond, hang-up tirette transfert. Ph.: Aristide Bruchon
 
Donc, comme je disais, je découvre des nouveaux spots et de nouveaux skaters à chaque nouvelle visite à Paris, j'adore cette ville et j'aime y skater avec les potes. Un autre aspect de mes passages à Paris, c'est l'aspect "mission" : à chaque fois que j'y monte, je sais que j'ai très peu de temps, donc j'essaie de skater un maximum et de faire des photos et vidéos avec Max (Verret) et Romain (Duplessier).
 
Mon premier souvenir de skate à Paris, ça doit être avec mes parents, quand je rendais visite à mes grands-parents ; je prenais ma board et j'allais skater une petite heure, au Trocadéro ou à Bercy, pendant que la famille prenait un verre en terrasse. Sinon, mon premier souvenir de skate entre potes à Paris, c'était aussi à Bercy - pratique pour nous qui arrivions direct à Gare de Lyon, depuis le RER. Ça devait être une session sur les blocs, à essayer de faire les deux blocs et celui qui tentait les trois était le débile gagnant de la session [rires], la typique session de kids quoi !
 

Quentin Boillon, acid drop. Ph.: Loïc Benoît
 
Quentin Boillon : Yo ça marche, je t'envoie ma réponse au plus vite ! J'ai encore combien de temps, là ?
 
Victor Pellegrin : Je m'entends super bien avec les gens que j'ai pu rencontrer à Paris ! A chaque fois, c'est du bon temps. Après, je ne suis pas fan du mouvement "skate fashion" parisien mais ça, c'est autre chose... Mon premier trip skate à Paris, c'était il y a peut-être six ans, avec Vans : c'était le Vans Concrete Paris Tour ! C'était chanmé, mais on a du composer avec une météo bien atroce - classique. Du coup, on a fini par skater sous les ponts ! On était avec Jérôme Chevallier et tout le crew des frenchies ! On "skoitait" au Cosanostra, à Chelles, en gitan [rires], c'était un bordel ! On a vraiment rigolé : le park pour nous, les douches trop chaudes - pour ceux qui se souviennent... Barbecues, binouzes, les copains, accueil royal de la part des Chellois, comme d'habitude ! Bref, c'était grave - encore merci, les boys !

 

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