Meeting… Val Bauer!

Je connais Val' depuis que du haut de ses 16 il s'était débrouillé pour trouver mon numéro de fixe et m'avait appelé pour m'annoncer qu'il serait le lendemain à Paris pour faire une photo avec moi… N'ayant aucune idée de qui pouvait bien être ce gamin d'ch'Nord et si même il savait skater (on ne trouvait pas encore l'intégralité de la carrière du moindre tueur de park préfabriqué sur internet à l'époque), j'avais fini par accepter de le rencontrer, par pure curiosité, et puis aussi parce qu'il avait eu les couilles, comme on dit…
Les années ont passé, et le jeune a depuis longtemps prouvé ses capacités sur une planche, et il était temps de faire un peu le point sur où il en était. "En Transit" était un bon moyen de le faire, et se poser autour d'un café à Paris, ville où il s'installe finalement après toutes ces années d'allers-retours-, aussi.
Benjamin Deberdt
 
 Benjamin Deberdt
 
LIVE Skateboard Media : D'où viens-tu et comment as-tu commencé le skate ?
 
Valentin Bauer : Je viens d'un petit village à quinze kilomètres de Lille. En bon skateur de petite ville, j'ai commencé à skater sur le parking de l'église... Puis, environ un an et demi plus tard, il y a eu la construction du fameux street-park de Lille, jouxté d'un bon gros park indoor, j'ai commencé à y aller assez rapidement, donc ça va, je ne suis pas resté coincé sur mon parking trop longtemps !
 
J'y suis d'ailleurs allé vraiment, vraiment beaucoup ; j'étais vraiment le kid du streetpark pour le coup, mais j'ai ainsi rencontré tous les gens de la scène skate lilloise : Tavu, Alex Van Hoecke, Sam Lenzeele... qui faisaient déjà des trucs cool à l'époque, mais pour moi c'était juste les mecs que je croisais au skatepark !
 
J'ai commencé à être sponsorisé par un petit skateshop qui se trouvait juste à côté du skatepark, puis, un peu plus tard, j'ai commencé à skater pour Zeropolis.
 
LIVE Skateboard Media : Quid de ton initiation au skateboard parisien ? De quelle façon y as-tu pris tes repères ? Tu venais régulièrement de Lille, tout seul, c'est ça ?
 
VB : Je devais avoir quatorze, quinze ans, quand j'ai commencé à venir beaucoup chez Vincent (Touzery), Roman (Gonzalez), Kevin (Rodrigues) à Paris...
 
Ca correspond à peu près à la période de ce fameux jour où je t'ai appelé pour aller shooter ; après, je ne sais plus comment tout ça a commencé exactement. Je crois que le premier des Parisiens que j'ai rencontré, c'était Vincent, il était venu à Lille pour le Teenage Tour, il devait avoir douze ans... Après, il y avait ce truc avec Myspace, à l'époque - on se servait de cette plate-forme pour rester en contact, du coup, il est revenu chez moi plus tard, pour skater à Lille.
 
De mon côté, j'ai commencé à essayer de descendre à Paris de plus en plus souvent ; en parallèle, j'ai commencé à shooter des photos à Lille avec Périg (Morisse), on avait obtenu un tout petit truc dans SuGaR, mais ça, c'était déjà après, car je me souviens que ma première paru, c'était ce qu'on avait fait ensemble.
 
A un moment, j'ai juste eu ce truc qui s'est enclenché dans ma tête : une envie de voyager, de voir d'autres villes et évidemment, de les skater. Du coup, j'ai vite pris goût à l'idée de shooter et de filmer - j'ai rapidement eu envie d'être productif, j'avais ce truc de quand tu es super kid, à bloc d'avoir des parus, quand tu es jeune c'est un truc assez gros que tu te représentes dans ta tête, l'idée m'impressionnait, j'avais envie de goûter à ce truc, même s'il était question d'être productif pour me satisfaire moi, avant tout.
 
J'avais juste envie de voyager le plus possible par et pour le skate, et ma logique était que si j'arrivais à faire beaucoup de photos et de vidéos, logiquement, je pourrais peut être glaner du matos, ou des billets de train... J'ai raisonné comme ça assez tôt, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose : il ne faut pas que ces enjeux prennent une place trop importante dans la tête d'un kid qui commence à faire du skate, mais en ce qui me concerne, je ne regrette pas d'avoir été ce kid-là car c'est ce qui m'a amené là où j'en suis, c'est ce qui a mis ce moteur dans ma tête, en fait je pense que "moteur" est le mot juste : ça m'a apporté une énergie en plus de celle de "juste" vouloir faire du skate.
 
LIVE Skateboard Media : Comment te débrouillais-tu pour débarquer à Paris, à cet âge ?
 
VB : En train, Paris est tout proche de Lille : une heure de trajet, j'ai commencé à venir autour de quatorze, quinze ans, donc ; je venais tout seul parce que je n'avais pas forcément trouvé quelqu'un à Lille qui était suffisamment motivé pour venir avec moi... Bon, je suis venu une ou deux fois avec mon petit frère, qui skatait à l'époque, mais la plupart du temps je venais tout seul, et je rencontrais du monde sur place.
 
Comme j'étais dans ce schéma de vouloir faire le plus de photos possible, j'harcelais un peu les photographes, il y a cette histoire que j'ai eu avec toi mais d'autres te diront la même chose : Tura, Seb Charlot, Jean Feil... Puisqu'on a quand même fini par faire des photos, j'imagine que ça veut dire qu'il y en a dans le lot que ça n'ennuyait pas tant que ça, mais bon, j'étais quand même un kid presque trop motivé, probablement davantage sans-gêne que maintenant, je faisais complètement abstraction de ce que pouvaient penser les gens et je ne me disais pas une seule seconde que ça pouvait être chiant de recevoir tous ces appels !
 
Telles étaient mes oeillères : "OK, produire des trucs". Jamais je ne me suis dit qu'éventuellement, ça n'était pas très naturel de forcer le truc - je garde de bons souvenirs de cette époque, mais si je me voyais faire maintenant, avec le recul que j'ai, je me donnerais des conseils : n'envoie pas de mails à outrance pour obtenir des sponsors, même si ta motivation est de skater et voyager le plus possible, il ne faut pas forcer...
 
Des années plus tard, certaines personnes - comme Julien Bachelier par exemple, qui s'occupait alors d'Adidas France - m'ont finalement expliqué que c'était vraiment bizarre, tous ces mails, mais qu'ils avaient déjà pris note à l'époque que j'étais déterminé et qu'il finirait sûrement par se passer quelque chose. C'était juste trop tôt, je n'étais pas prêt - c'est aussi un truc de jeunesse, on grandit, on apprend, voilà...
 
 Loïc Benoit
Ollie. ph: Loïc Benoit
 
LIVE Skateboard Media : Et maintenant, du coup, tu t'installes ici, c'est ça ?
 
VB : Et bien, beaucoup de regards sont tournés vers Paris depuis un moment, avec l'explosion de République, tout ça ; maintenant, mon ressenti c'est plutôt qu'il faut que je sois à Paris, moi, sur le plan personnel, ça n'est qu'un rapport indirect avec le skate.
 
En fait, ça fait deux ans que je ne fais plus que du skate, et à l'époque, j'étais quand même assez attaché à l'idée de garder mon confort à Lille, avec un appart bien plus grand que ce que je pourrais avoir à Paris, du fait des loyers, tout ça... Aussi, entre deux trips, j'aime bien revenir me poser dans une ville plus calme ; quand tu reviens d'un endroit tel que Tokyo, c'est bien de revenir là où tu as tes repères, tes racines, tes potes qui ne font pas de skate...
 
A Lille, j'aime bien le format de la ville : super humaine et en même temps, il se passe des trucs, la scène jeunesse est assez active, même en dehors du skate. Mais ces derniers temps, le peu de fois où je rentrais, je me retrouvais à tourner en rond : je rentrais de trip, me reposait un ou deux jours, puis l'envie de skater revenait, naturellement, sauf qu'en fin de compte la scène est quand même moins active qu'à Paris, et c'est cette énergie qui fait que Paris est la ville où j'ai le plus envie d'être en France.
 
Depuis que je ne travaille plus et que je ne fais plus que du skate, j'ai ce truc : un jour "off" à chiller c'est cool, deux ça peut aller, mais à partir de trois, j'ai vite la sensation de déprimer et de tourner en rond. Bon, j'ai des centres d'intérêt autres que le skate, plein de potes, tout ça, mais ce qui me stimule le plus c'est le skate et je n'ai jamais trouvé quelque chose qui me rende plus heureux, donc au bout de deux jours sans je peux vite déprimer, c'est pour ça qu'à titre personnel c'est Paris la ville où j'ai le plus besoin d'être.
 
Là, je lâche mon appart' à Lille afin de mieux me retrouver ici entre les trips, mon objectif est de continuer à bouger le plus possible, mais lorsque je ne voyage pas, je me sens mieux à Paris. D'ailleurs je ne reprends même pas un appart' à moi, là ; je laisse juste mes habits et deux, trois conneries chez ma copine, car franchement, ces trois derniers mois, je me suis retrouvé à payer un loyer à Lille pour au final n'y être que trois ou quatre jours par mois à chaque fois... Là, je verrais comment ça se passera plus tard, mais pour l'instant ma copine a un appart' ici et ça facilite beaucoup le truc, c'est évident.
 
Les gens avec qui je skate le plus ici : bien évidemment le crew d'Öctagon, Joseph (Biais), Rémy (Taveira), Edouard (Depaz), Max Verret a fait pas mal de trips avec nous et est aussi basé ici, et puis il y a beaucoup de monde de passage, donc tu as tôt fait de te retrouver en session avec des gens avec qui tu ne skates pas souvent, ce qui amène une autre énergie ! Quand tu skates avec des gens de passage, tu te retrouves facilement à des endroits tu ne serais pas forcément allé de par toi-même...
 
Et puis de temps en temps, on filme avec Guillaume Périmony, et Romain Batard, il y a beaucoup de filmeurs différents à Paris, ça facilite le fait que les sessions soient variés. Bref, c'est difficile de tourner en rond en étant à Paris, tant il y a du monde et de l'énergie.
 
LIVE Skateboard Media : Peux-tu nous détailler ton implication au sein d'Öctagon ?
 
VB : Öctagon a environ trois ans maintenant. Lorsqu'on a commencé à filmer pour la première full-length, au départ c'était moi, Joseph, Edouard, Bram De Cleen, et on a vite commencé à développer le concept avec Joaquim Bayle et Nicolas Decatoire, qui est aujourd'hui le directeur artistique de la marque - c'est un pote à nous de Lille qui ne fait pas de skate mais qui a rapidement commencé à développer une identité pour cette full-length, identité qui a trouvé un bon écho auprès de nous quatre, à un point tel qu'il a vite été question d'en faire une marque.
 
Clément Vanpeperstraete, le gérant de la marque, avait vraiment envie de faire un projet dans le skate, c'est un autre pote à nous, on a vite discuté de la mise en place d'une société pour vraiment faire d'Öctagon une marque, et puis il y a eu ce partenariat avec Carhartt (qui soutenait les avant-premières) qui a bien boosté la notoriété de la marque et ce, dès le lancement : avant-premières partout dans le monde et tout ce qui s'en suit. Sans Carhartt, on aurait été nettement moins vus.
 
L'idée de base, c'était de faire une marque de visserie, tout en développant le textile en parallèle, afin d'éviter tout conflit potentiel avec les sponsors de wear de chacun... Passée cette collab' avec Carhartt, il y a eu tout ce qu'il y a eu entretemps, on a continué d'investir de l'énergie dedans, Rémy s'est greffé au truc, puis Yeelen Moens et plus récemment, Phil Zwijsen...
 
Personnellement, je suis super attaché à ce truc car je me suis beaucoup impliqué dedans dès le départ, je tenais notamment au développement d'une atmosphère bien propre à l'image de marque - pour les gens qui ne connaitraient pas forcément, c'est un truc à la croisée de Matrix et du Meilleur des Mondes, mélangé avec du skate : l'Öctagon serait un système totalitaire et omniscient, scénario au sein duquel les protagonistes principaux essaient de s'échapper ou au moins, de s'en émanciper. Moi, j'ai beaucoup bossé sur les parties scénarisées au départ ; j'ai beaucoup écrit, d'ailleurs si tu t'en souviens le premier article SuGaR visait à planter le décor, c'était un espèce de manifeste. On s'est vite dit que le côté visuel du truc était assez fort, mais que ce serait bien d'en donner un peu plus aux gens, de les pousser à imaginer davantage, à s'immiscer directement dans cet espèce de monde qu'on essaie de créer.
 
Donc j'ai beaucoup écrit là-dessus, beaucoup aidé Clément à faire vivre la marque en ce qui concerne les problématiques de relations publiques, je me suis investi à mon niveau à cent pour cent dans ce truc - je ne suis pas du genre à m'investir à moitié dans tout ce qui passe. En plus, c'est une petite marque et qui dit petite marque dit plus de champ libre, et puis j'ai fait partie du truc dès le départ, dès lors c'est plus facile de contribuer à quelque chose comme ça qu'à l'imagerie d'un sponsor shoes chez qui tout est déjà établi depuis quarante ans !
 
Officiellement, je n'ai pas de statut dans la société - je skate pour la marque, simplement. Mais je fais quand même beaucoup de choses pour, à côté.
 
LIVE Skateboard Media : Tu t'intéresses à l'écriture, donc ?
 
VB : J'ai toujours bien aimé ça, j'ai commencé à écrire pour des mags quand on partait en trip, qu'il fallait un texte pour l'article et que le rédactionnel faisait chier le photographe. La première fois que j'ai rédigé un article, ça devait être à l'occasion d'un trip à Alicante, Clément le Gall était à la photo mais ça le gavait de faire le texte, et je lui ai dit que moi, ça m'intéresserait de m'y coller. J'avais déjà remarqué que parfois, sur les tournées, c'était l'un des riders qui pondait le texte, du coup, sur le moment, je me suis dit "pourquoi pas, j'aimerais bien pouvoir partager des histoires que j'estime intéressantes".
 
Après, le mag m'a dit qu'il avait eu des bons retours du texte, ce qui m'a motivé à m'engager un peu plus là-dedans, ça s'est fait assez naturellement... Et puis, on est payé pour faire le texte, donc je ne crachais pas sur ça non plus - une activité qui me faisait plaisir et en plus me rapportait un peu d'argent !
 
LIVE Skateboard Media : Quid de la lecture, lis-tu beaucoup ?
 
VB : Je ne lis pas du tout, pour être honnête - exception faite de la plupart des mags de skate, pour voir ce qui se fait ; parfois, des gens apportent des trucs un peu différents de ce qu'on a l'habitude de voir dans un mag, mais bon, sinon je lis très rarement. J'ai essayé, dans ma vie j'ai dû lire entre dix et quinze bouquins qui m'ont vraiment absorbé, mais j'ai aussi commencé d'autres livres au beau milieu desquels j'ai très vite laissé tomber car je n'arrivais pas à rentrer dedans.
 
J'aime bien me divertir - j'adore regarder des films, par exemple, parce que j'arrive mieux à éprouver le plaisir du divertissement via un bon film que via un livre, je dois être moins réceptif à la lecture. Après, je lis beaucoup de trucs qui se font dans le skate, ou des articles de temps en temps, sur Vice par exemple, mais c'est plutôt des interviews et pas vraiment de gros articles de fond.
 
 Loïc Benoit
No-comply. ph: Loïc Benoit
 
LIVE Skateboard Media : Peux-tu nous en dire plus sur Paccbet, ton sponsor de boards russe ?
 
VB : J'ai rencontré Tolia (Titaev) un jour - on se suivait sur Insta depuis un certain temps, le truc un peu classique, et on a fini par se croiser au Bright, un an après la première full-length Öctagon. Il est venu me voir et m'a dit qu'il trouvait ça cool ce qu'on faisait avec Öctagon... On a gardé contact, je regardais un peu ce qui se faisait de son côté, en fait à la base j'avais entendu parler de Tolia parce qu'il bossait avec Gosha Rubchinskiy dont je suivais le travail depuis un moment et je trouvais que ça fonctionnait plutôt bien : une touche un peu exotique, mais à la soviétique.
 
Puis Joseph (qui gère le marketing pour Carhartt, maintenant) a commencé à vouloir faire des trucs avec lui, il l'a pris chez Carhartt - moi, à l'époque, je skatais pour Pass-Port mais la distrib' s'est arrêtée et puisque ça coûtait cher d'envoyer des boards depuis l'Australie, le plan est tombé à l'eau, du coup je n'étais pas spécialement pressé de reskater pour une marque de board sauf s'il s'agissait d'un vrai plan et pas d'un deal de distrib'... Joseph a essayé de me brancher : "tu devrais skater pour ce truc, Tolia est super cool, il a une bonne vision et ça colle bien avec toi". Sur le coup je n'y ai pas vraiment pensé plus que ça, ça n'a pas fait écho tout de suite, puis je me suis rendu compte qu'en fait il avait raison ; j'ai donc commencé à discuter avec Tolia, il est venu à Paris cet été, il était prévu qu'on se capte qu'on skate, ce qu'on a fait, du coup...
 
Ca s'est fait un peu naturellement dans ce sens-là, surtout que juste après son séjour parisien on est allés à Berlin ensemble avec Joseph et lui, on a passé du temps ensemble, la connection s'est bien établie, sur fond de respect mutuel car j'aime bien ce qu'il fait et il aime bien ce que je fais, on a à peu près le même âge, des goûts en commun, donc voilà...
 
Puis il a été question d'aller en Russie ; c'est justement à Berlin que je me suis dit "OK, c'est l'occase !". Ca faisait un moment que la Russie m'attirait, mais je n'avais encore jamais trouvé une occasion d'y aller, là ça a été le déclic - surtout que l'année prochaine, là-bas, il y aura la coupe du monde donc l'endroit va exploser, il y aura énormément de monde. Là, l'été n'était pas encore fini, donc j'ai pris mes billets : et hop, deux semaines en août - les cinq premiers jours à l'hôtel avec Joseph, puis les dix derniers jours avec Tolia, chez sa grand-mère qui ne parlait ni anglais ni français, mais communiquait vraiment avec moi malgré tout, c'était le stéréotype de la "babouchka" qui veut prendre soin de l'invité, j'ai été super bien accueilli, c'était cool de voir autre chose qu'un hôtel, bref ça a super bien marché.
 
Vraiment, je ne peux pas être objectif car lorsque tu séjournes à Moscou deux semaines en permanence aux côtés de Tolia et Gosha, tout est trop facile ; j'étais vraiment connecté avec les gens avec qui être connecté là-bas pour passer un bon trip ! N'empêche que j'encourage les gens qui ont un minimum envie d'y aller à se bouger pour aller vivre cette expérience par eux-mêmes, c'est assez fou. Enfin, je m'attendais à un choc culturel beaucoup plus important que ce que j'ai vécu, mais finalement je n'ai fait aucune autre ville que Moscou qui, en somme, ressemble à une grande ville riche d'Europe, en plus impressionnant car encore plus vaste que Berlin, par exemple, qui est déjà une grande ville. Le tout couplé à la densité de population d'une ville asiatique ! Il y a énormément de monde partout, et avec la coupe du monde qui approche, ils refont la ville intégralement - excepté les monuments historiques, chaque mètre carré de trottoir est refait à neuf, ils veulent en mettre plein la vue à la Terre entière et du coup ça donne des tonnes de spots vierges !
 
Ca donne un endroit plein de gens qui ont des initiatives intéressantes, plein de soirées aussi avec quantité de bars cools qui ouvrent, ça me fait penser à quand Berlin a explosé, il y a sept ou huit ans, cette effervescence humaine qui se caractérise par la matérialisation de tout un tas de chouettes projets.
 
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