Meeting… Jason Singer!

Photos : Alan Maag
Interview : Benjamin Deberdt

On aurait parfois tendance à l’oublier, mais notre petit monde ne se répartit pas seulement entre les forts sponsorisés et… tous les autres. Nos scènes vivent de la contribution de chacun, à son niveau, si humble soit-il, et ne se nourrissent pas que de tricks.
Demandez à tous les skateurs de recoins éloignés des grandes villes ce qui leur manque réellement et, rapidement, l’expression « un skateshop, un vrai… » arrivera dans la conversation. Parce que le shop reste un point de rendez-vous, entre MJC et Mr Bricolage, et que sans eux, beaucoup de choses sont de suite plus compliquées, et pas seulement acheter du grip.
Voilà pourquoi, à l’occasion de la mise en ligne de sa part dans That’s Us, il nous a semblé pertinent de demander des nouvelles à Jason, figure suisse depuis un bout de temps, déjà, et collectionneur de casquettes au sein de sa scène. Y compris celle de gars fort et sponsorisé !

 Alan Maag

De suite, la question qui fâche : quel âge as-tu, et cela fait donc combien de temps que tu skates?
J’ai 35 ans et, si je compte bien. Cela doit faire vingt-trois ans que je skate.

Explique-nous un peu quelles sont tes activités professionnelles…
Je suis associé à Basile Amacher. On a un shop à Genève, et un autre à Lausanne. Mais je travaille principalement à Genève. Mon activité est d’être au shop, et de faire que ça marche. 242 est une petite entreprise, alors on se bouge pour se démarquer des autres. Je m’occupe aussi du site. Allez voir, ça donne une bonne idée de ce que l’on fait.

Tu nous parles du shop, mais vous avez aussi une marque de planche du même nom. Tu peux nous en dire plus ?
Je parle en général du shop parce que c’est l’activité principale de 242. On avait envie de faire nos propres skates, alors on a commencé la marque 242 skateboards. Seuls quelques shops prennent nos boards. On vend principalement nos produits dans nos shops. C’est un truc qu’on aimerait développer.

Comment tu vois l'utilité d'une marque de boards nationale, aujourd'hui ?
Ça fait bouger la scène locale, et ça donne l’occasion d’être productif.

Sur quoi vous basez votre choix, pour le team ? Qu'est-ce que vous recherchez dans un skateur ?
À la base, on est tous potes. Jusqu’à maintenant, ça s’est toujours fait au feeling. Faut être un bon gars qui skate bien…

Cela te donne quel genre d'emploi du temps, tout ça ?
Le shop est ouvert du lundi au samedi. En général, j’ai un jour où je skate toute la journée, plus deux soirs par semaine. Le matin, je suis par chez moi, et le dimanche, c’est la journée famille. Je suis marié, et nous avons deux enfants.

 Alan Maag

Switch wallie

Après autant d'années à bouffer du skate à longueur de journée au magasin, quels sont les choses, ou les gens, qui te redonnent l'étincelle, ces temps-ci ?
Le nouveau skatepark vient d’ouvrir à 100 mètres du shop, alors, du coup, c’est la motivation actuelle. Ça a re-motivé plein de monde !

Entre nous, quel est le pire côté de bosser dans le skate, auxquels les gens ne penseraient pas forcément ?
Il n’y a pas vraiment de truc négatif. Le shop est un lieu de rendez-vous. C’est vrai que c’est un peu chiant quand tout le monde part skater un spot, et que je dois rester jusqu’à 18h30…

Comment tu décrirais la scène suisse ces temps-ci, comparée à il y a dix ans ?
Je ne vois pas trop comment comparer… Il y avait une bonne scène, il y a 10 ans, et il y a une bonne scène maintenant !

Toi, tu te vois où, au milieu de tout ça ?
Je ne suis pas à la pointe, mais je pense que mon expérience fait que je ne suis pas trop mauvais…

À une époque, Genève, Lausanne, Lyon, Annecy semblait échanger pas mal, mais j'ai l'impression que des deux côtés, les skateurs se sont un peu repliés vers chez eux. Je me trompe ?
Ma vie familiale fait que je ne sors plus vraiment de la Suisse pour skater. Pas mal de Français viennent à Genève, mais je n’ai pas l’impression qu’ils chillent avec des locaux. Ils viennent, et ils repartent…

Quels projets proches vous avez pour 242?
Un projet vidéo avec Redline Films. Le team filme avec Manuel Muller et Clément Tréboux. Ce sont eux qui ont réalisé That's Us pour Nike SB Switzerland. Il faut checker leur site et leur compte Vimeo !

Et les tiens ?
Je ne me vois pas faire autre chose pour le moment !

Pour en savoir plus sur 242, c’est .

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