Meeting… Javier Mendizabal!

Portrait & interview: Benjamin Deberdt

"Pour les jeunes, je leur dirais… De faire ce qu'il les fait se sentir bien!"

 Benjamin Deberdt

Javier compte parmi les vraies et au final rares individualités du skateboard… Ce qui lui confère une place à part dans notre cœur à tous.
Pas forcément continuellement sous les feux de la rampe, il apparaîtra pourtant toujours au moment opportun pour rappeler sa maitrise totale du machin. Souvent étiqueté “bowl rider”, il surprendra par sa technique ledge, forgée dans ses jeunes années au Pays Basque, durant les années 90. Au final, Javi sait un peu tout faire en skate, parce que c'est comme ça qu'il a grandi, et sait utiliser ce background avec puissance et finesse, à volonté. Et il en a souvent l'envie, au plus grand bonheur des spectateurs présents…
La Grâce est forte, chez lui, mes amis, ne le sous-estimez jamais !
Alors que Javier nous annonce une année chargée, et donc plein de bonnes choses pour nos rétines et nos cerveaux, il paraissait utile de lui demander à quoi nous préparer…
Benjamin Deberdt

Tu te trouves où, là maintenant?
Je suis chez moi à Capbreton, dans le Sud-Ouest.

Tu as déménagé, donc? Ça s'est fait quand?
Oui… Je garde mon appartement à Barcelone, mais je passe le plus clair de mon temps à Capbreton, désormais. Je venais déjà souvent ici pour visiter Quiksilver… Puis, j'ai rencontré Carine il y a un peu plus d'un an, et donc je suis venu de plus en plus souvent, jusqu'à ce que je me décide à déménager, pour vivre avec elle… L'un des meilleurs transferts que j'ai jamais fait, depuis mon appart' dans le centre de Barcelone, jusqu'à une vraie maison, sur la plage. Moins de vie sociale, moins de vie au comptoir, moins de conneries… Plus de skate, plus de nature, plus de productivité!

Je crois que tu as toujours pas mal de connections avec Barcelone, non? Tu es co-propriétaire d'un bar, là-bas. Raconte-nous l'histoire de ce projet!
Qu'on soit bien d'accord, j'adore toujours Barcelone, et j'aimerais toujours cette ville. Et j'aimerais garder un pied-à-terre là-bas, quoi qu'il arrive… Je crois que pour ce qui est de vivre dans une grande ville, Barcelone est vraiment l'un des meilleurs endroits. Mais le fait que j'y vivais depuis quinze maintenant, et que j'avais mon propre bar au coin de la rue de chez moi, tout ça a rendu l'idée de déménager encore plus facile. Nous avons ouvert Lalola Bar il y a de cela deux ans. Nous sommes trois partenaires, tous amis de longue date, et ça a été, et ça l'est toujours, un super projet. Mais c'est l'un d'entre nous, Patrick, qui gère le bar. Moi, je n'y faisais pas grand chose, à part boire et parler aux gens.

Question bateau: tu as des résolutions pour cette nouvelle année?
Oui: apprendre le Français!

 Neil Chester

Backside ollie. photo: Neil Chester

Tu sembles avoir pas mal de projets sur le feu… Parlons-en dans l'ordre: qu'est-ce qui t'as poussé à rejoindre Converse?
Je suis ami avec Pontus depuis un bail, maintenant… Parfois, on ne se voit pas pendant longtemps, mais nous sommes toujours en contact… Donc, je savais qu'il avait rejoint Converse, et qu'il faisait beaucoup de choses grâce à eux, j'aimais ce qu'ils faisaient ensemble. Quand mon pote Pali, qui s'occupe de Converse en Espagne, m'a demandé si je voulais des chaussures pour les tester, je n'ai pas dis non! Je ne sais, ça s'est fait naturellement! Ils m'aident de tellement de façons différentes… Pas seulement en me filant des chaussures et en m'envoyant en trips. Je suis dans le team depuis moins d'un an, nous avons déjà tellement fait de choses ensemble!

Un autre gros projet qui arrive pour toi est le film de Thomas Campbell, dont tu es l'un des deux héros. Nous reparlerons plus en détail bientôt sur Live, mais comment le décrirais-tu simplement à des gens qui n'en n'ont pas du tout entendu parler?
Alors, expliquer Cuatro Sueños Pequeños en quelques mots… Je dirais que c'est un film de skate de 23 minutes, tourné en 16mm, où rêve et réalité se mélangent de façon super créative, sur une bande-son originale du groupe internationalement reconnu, les Chiwoks! Le film va enfin sortir le mois prochain, et sera disponible du iTunes, mais aussi avec un livre de dessins et de photos tirés du film, ainsi qu'avec deux making-of, des interviews de Thomas, Madars Apse, des musiciens, et de moi. Ce livre devrait être dans tous les bons skateshops… Courrez vous choper un exemplaire!

Entre la part Converse et Cuatro Sueños Pequeños, tu as beaucoup filmé avec Fred Mortagne, dernièrement. Tu peux expliquer comment vous collaborez sur deux projets aussi différents?
Même si les projets sont différents, au final, on part le matin à la recherche de spots cools, et l'on essaie de rentrer le soir avec quelques tricks cools… Je ne sais pas, il existe toujours un plan, à l'origine, de ce que l'on veut faire pour l'un ou l'autre projet, mais tout se retrouve toujours chamboulé dans le processus d'essayer de les réaliser. On essaie d'être créatif, et nous avons une très bonne communication entre nous… On se donne des idées, et on s'écoute l'un l'autre. Il connait mon skate, et comment sortir le meilleur de moi. Et je fais confiance à 100 % dans son photo, et tout son travail, donc c'est facile!

 Neil Chester

Frontside blunt. photo: Neil Chester

D'ailleurs, Txabolism, ça veut dire quoi?
“Txabolism” vient de Txabolo, qui un surnom que m'avait donné mon vieil ami Fernando Elvira, il y a bien longtemps. Fernando, à l’époque, était et reste toujours une énorme influence dans ma vie… Donc, cette vidéo est une façon de lui dire merci pour toute cette inspiration qu'il m'a donné entre le skate, les voyages et la photographie.

Un autre projet est ce livre sur La Kantera. Vous en êtes où?
Et bien, je travaille là-dessus depuis deux ans, dès que je peux, mais là, Jon Amiano, Fernando Elvira et moi-même venons de synchroniser nos agendas pour se retrouver à Barcelone et terminer ce livre. C'est pour le mois prochain. Donc, idéalement, nous serons prêt pour l'impression en Mars, histoire d'avoir le livre en magasins pour Avril. Pour ceux qui ne connaîtraient pas La Kantera, c'est l'un des plus vieux skateparks d'Europe, et une légende à travers l'univers… Et cette année, c'est le vingt-cinquième anniversaire su lieu, donc nous voulons partager, avec ce livre, l'histoire de ce lieu et des gens incroyables qui l'ont fait… Mais, ne courrez pas l'acheter de suite, laissez-nous un peu de temps!

Cliché a sorti une grosse vidéo en 2013, tu sais ce qui s'annonce cette année?
Une vidéo est annoncée pour cette année… Je ne sais pas quand. J'aurais des tricks dedans… Il me reste juste à les filmer!

En général, tu es du genre à planifier ton année, ou au moins les mois qui arrivent, ou alors, tu es du genre à prendre chaque jour comme il vient?
Normalement, j'ai les prochains mois de prévus. Il existe toujours une place pour l'improvisation, mais les gros projets et voyages doivent se prévoir un peu à l'avance, pour ne pas ne planter!

Tu es toujours autant à fond d'étirements et de yoga? Comment tu en parlerais aux jeunes skateurs?
Ah, oui, je suis toujours dedans… Ça m'aide à me sentir bien, donc je n'ai pas de raison de m'arrêter! Pour les jeunes, je leur dirais… De faire ce qu'il les fait se sentir bien!

Qu'est-ce que tu vas faire, après ça?
Je vais aller me coucher, là. Une tempête est annoncée pour cette nuit, donc il devrait y avoir du bois flotté à ramasser demain matin sur la plage.

Sans plus attendre, allons-voir ce que le Txabolism peut nous offrir en matière de Grâce:

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