Meeting… Martino Cattaneo!

Photos et interview: Alan Maag

"D'autres fois, j'essaie de rentrer mon trick à tout prix, et ça peut impliquer mettre le pied ou la main au sol et grabber ma planche."

L'idée était d'en apprendre un peu plus sur Martino, après vous avoir présenté sa part dans Alice in Warriorland en avant-première. Et la suite logique semblait être contacter Alan Maag, notre relai suisse et l'homme de toutes les situations. Il nous a concocté un concept 2.0 qui pourrait nous aider à comprendre un peu plus ce qui se passe dans la tête de celui que tout le monde appelle "Pony", ce qui semble être un grand mystère pour tous… Oui, un chat de groupe.
Et ça a presque marché!

Groupe créé: Interview de Pony

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Livio a rejoint la conversation

Alan: Martino, pourquoi on t'appelle “Pony”, alors?
Pero: Hé, qui passe au park? Barbecue!

Martino: Morfal'!
Matteo: Cazo, je dois travailler.
Alan: Les gars, vous êtes au courant que l'interview a commencée? Là, tout de suite?
Igor: [Rires] Je l'expliquerais à Martino, quand il arrivera au park.
Alan: C'est pour ça qu'on l'appelle “Pony” ? Parce qu'il a toujours l'air très concentré lorsqu'il se penche sur un téléphone portable?

On m'appelle “Pony” parce qu'un matin, sur un tour de gitans Warriors, alors qu'on dormait près d'une prairie avec des chevaux et des poneys, je me suis réveillé avec une coiffure bizarre qui était la même que celle du poney.

[Le chat s'enflamme, et, au final, arrive à une sorte de consensus sur le fait que c'est surtout l'expression habituelle de Martino qui lui a valu le surnom de “Pony”.]

Igor: Martino, tu as quel age et qu'est-)ce que tu fais dans la vie?
J'ai 20 ans, et je travaille pour mon oncle. Il fournit des bars et restaurants en bières, vins et autres boissons.
Matteo: Ça explique les bières expirées dans ton coffre!

Bizarre fastplant, à Lausanne.

Igor: Qu'est-ce que sont les Warriors, et qu'est-ce qu'il représentent pour toi?
Les Warriors sont les skateurs de la première génération, il y a presque vingt ans, de ma ville natale: Lugano. Depuis, c'est tout une bande de gars qui skatent, font la fêtent et voyagent ensemble, et ce sont les amis avec qui j'ai grandi en skatant à travers la Suisse et l'Europe. Pour moi, ils sont une source de motivation, et d'inspiration, sur ma board et en dehors, aussi. Maintenant, nous avons une marque ensemble, nous faisons des boards, et d'autres, et nous continuons à voyager et à faire la fête ensemble. Putain, je m'enflamme sur mon clavier, là!

Yari: Comment devrait être gérée une marque de skate, selon toi?
Par des skateurs, pour des skateurs.

Igor: Décris-nous la scène à Lugano.
On trouve beaucoup de skateurs à Lugano, et on a un chouette park, bowls et street.  Tu as aussi des skateurs d'autres villes, mais qui ont moins de  choses à skater chez eux… On a aussi quelques petits parks et des spots de street, mais c'est plutôt du rugueux, dur à skater. Mais si tu les connais, et que tu as une voiture, tu peux aller sur des spots assez fous. Je dirais que c'est une bonne scène, durant l'été, tu nages et tu chilles sur le lac, puis quand la température baisse, les bonnes sessions démarrent.

Alan: Tu rentres juste de Hambourg, c'est ça?
Ouais… J'y ai passé l'hiver, en fait. C'est vraiment chouette, comme endroit. Au début, je trouvais ça énorme comme ville, puis j'ai découvert que ce n'était pas si grand que je pensais. Donc, parfois, je ridais de chez moi jusqu'aux parks et autres. C'est fou, il y a tellement à skater… Des ledges, des bancs, des wall rides, de la courbe, des parks, et même un ditch, il y a des spots pour tous les styles de skate. Et pleins de skateurs, aussi!

Igor: En quoi c'est différent de Lugano?
Comme c'est une grande ville, je pense que tu as plus de skateurs qu'à Ticino, et plus de spots et de parks, c'est sûr. À Lugano, les skateurs forment une grande famille, toujours ensemble, à faire la fête ensemble. La scène à Hambourg est divisée en différents crews de potes qui streetent ou skatent les bowls, ou les parks.

Yari: Trois mots pour décrire le skate?
Rigolade, liberté, entorses.

Igor: Le trip de skate idéal?
Chaotique et en van…

Igor: Une bonne session?
Marrante et créative.

Yari: Un bon graphique de board?
Hmm, je m'intéresse plus au grip…

Alan: Une bonne photo?
Difficile à dire… Je dirais que certaines photos ont quelque chose de spécial. Il semble qu'elle reste pour toujours, pas comme les vidéos qui ne durent que quelques minutes. C'est une question de moment, d'intemporalité.

Frontside boardslide à Brescia.

Igor: Une bonne vidéo de skate?
Pas trop de ralentis…

Igor: Tu tues les bowls depuis que je t'ai rencontré. Comment tu t'es retrouvé à “choisir” les courbes?
J'ai grandi dans le bowl de Lugano, qui est assez similaire à celui de Marseille. C'est surement pour ça que je me suis toujours senti plus à l'aise en courbes qu'en street, et que les tricks me viennent plus naturellement. Ça ne veut pas dire que je n'aime pas le street, hein, j'adore ça!

Alan: Le trois meilleurs bowls à skater?
Lugano, Flora et Malmö.

Alan: Tes trois tricks favoris “avec la main”?
Les handplants, les texas plants, et les trucs en layback…

Igor: Tu fais généralement beaucoup de tricks qui viennent de la rampe des années 80. Qu'est ce qui t'inspire ce type de skate, tu penses?
Toute la scène vert des années 80 m'inspire à fond, parce que le skate est tellement différent d'aujourd'hui et incroyable. Je me rappelle de vieilles vidéos, où les gars font des air to disaster ou to smashs, sans nose, ou alors les inverts servent de tricks de base, et puis tout plein de footplants et de fastplants qui semblent sortir de nulle part. Ce genre de skate me paraît drôle, et je trouve qu'il ne faut pas l'oublier non plus.

Igor: Je sais aussi que pas mal de tes tricks ne sont pas “empruntés” à d'autres. Tu les crée de toute pièce, en fait. Comment tu fais, comment tu crée des tricks?
Parfois, je découvre un nouveau trick, ou une variation bizarre par accident, et parfois en essayant un certain trick, quelque chose de bizarre se passe, et je me dit “Oh, ça, ça pourrait faire un trick!” D'autres fois, j'essaie de rentrer mon trick à tout prix, et ça peut impliquer mettre le pied ou la main au sol et grabber ma planche. Mais, c'est surtout beaucoup de sessions à déconner, et beaucoup d'éclats de rires.

Alan: Ton Top 3 de vidéo parts?

Lee Yankou - Business as usual

Mike Frazier - 8

Seimi Miyahara - TBPR
 

Alan: Derniers mots?
Gardons le skate rigolo!

La vidéo complète est désormais visible ici, mais rien ne vous empèche de vous refaire un petit shot d'adrénaline, là, de suite:

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