Rave Skateboards x Nike SB "H.A.C.K" / ARTICLE

Résumé de la situation pour les plus déconnectés des réseaux sociaux d'entre vous : depuis le début du confinement, nos génies nationaux de chez Rave Skateboards se sont associés aux pointures de Nike SB pour organiser le "H.A.C.K." : "HOMIES ALONE CONFINEMENT CONTEST", une succession de concours hebdomadaires se déroulant sur Instagram mais, surtout, une initiative constructive pour la scène nationale puisque destinée à mettre en avant les talents cachés de chaque région, toutes activités créatives confondues et d'une façon qui soutient directement l'échelle locale puisqu'ouvert à chaque skateshop français qui se respecte.
 
Socialement, c'est donc un sans faute, et ça méritait clairement l'attention de LIVE, qui vous propose aujourd'hui d'approfondir les résultats d'un deuxième round consistant, lui, en la création amateur de graphiques de board pour lesdits shops locaux ; un bon moyen de contenter tout le monde, et d'apporter toujours plus de nouvelles pierres à l'édifice du planchon hexagonal (pas forcément littéralement mais, si vous tenez à ce qu'il soit question de set-up bizarres, on vous tease déjà le principe de la troisième semaine : fabriquer le skateboard le plus saugrenu et ce, avant vendredi soir - tous les détails sont à retrouver ici !).

C'est moderne, louable et, pour l'occasion, LIVE a interviewé cinq des participants à la deuxième semaine susmentionnée - tous forts d'avoir créé un graphique pour le skateshop du coin, au même titre que sept cent soixante autres joueurs pour pas moins de soixante-dix boutiques (!) méritant tous leur considération la plus exacte, mais ayant autrement retenu l'attention des juges au point de remporter officiellement le tour, avec plein de bonnes choses pour eux, mais aussi pour les boutiques concernées, à la clef - dont la production desdites boards, en édition limitée. C'est donc tout logiquement qu'on vous invite à les rencontrer et à découvrir leurs travaux respectifs, vous aussi !
 

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Rémi "KEUTCHI" Biolet


Une réalisation pour le skateshop Wall Street Biarritz.

LIVE Skateboard Media : Yo Rémi ! Peux-tu te présenter - d’où viens-tu, quel âge as-tu ? A quand remonte ta pratique du skate et, hormis les règles du concours, qu’est-ce qui t’a motivé à créer pour ton skateshop local en particulier ?

Rémi Biolet : Yo ! Je m’appelle Rémi Biolet, j’ai vingt-quatre ans et je viens de Biarritz, au Pays Basque.

J’ai commencé le skate vers onze ans, quand un pote m’a envoyé une vidéo de lui faisant un kickflip. J’ai trouvé ça dingue, et c’est parti de là.

C’était évident pour moi de représenter Wall Street Biarritz, qui a ouvert il n'y a pas si longtemps.

On n'avait plus de skateshop depuis un certain temps - son apparition a reconnecté les skateurs du coin, il y a une très bonne ambiance, et Emily est super cool ! 

LSM : Depuis quand fais-tu de la création graphique ? As-tu un portfolio à présenter ?

Rémi : J’ai toujours dessiné, depuis tout petit.

Comme beaucoup, je passais plus de temps à refaire le portrait de mes professeurs d’école dans mes cahiers de brouillon plutôt que d’écouter les cours. 

"J’ai grandi en admirant le travail
de gars comme Ed Templeton,
Elzo DurtRick Griffin
ou Mark Gonzales…"

Je voulais faire quelque chose de visuel. J’ai donc fait une école de graphisme à Bordeaux, ce qui m'a permis d’apprendre le métier.

Je suis maintenant à mon compte et je bosse pour différents clients qui n’ont souvent rien a voir avec le skate.

A côté de ça, j’ai une page Instagram sur laquelle je partage quelques-unes de mes créations plus personnelles.

LSM : Quels sont les artistes de référence, et quid de tes inspirations en général?

Rémi : Tout ce qui m’entoure est source d’inspiration. 

J’aime beaucoup observer les gens dans la rue - les vieux, les engueulades, les enseignes de magasin, les décalages sociaux que je peux constater…

Mes dessins tournent souvent les choses en dérision… J’aime bien tout ce qui est « beauf » et « ringard ».

"On trouve de nouveaux
artistes incroyables
tous les jours, sur le net"

J’essaie de ne pas trop me prendre au sérieux et de m’amuser au maximum.

Je m’inspire aussi de mes potes, des gens que je rencontre... Aussi, j’ai grandi en admirant le travail de gars comme Ed Templeton, Elzo Durt, Rick Griffin ou encore Mark Gonzales

Plus récemment, j’aime suivre des artistes comme Ellie Andrews Gonzáles, le peintre Andrew Durgin-Barnes ou des tatoueurs comme Keegan Dakkar L. ou Alex Petty… J’en oublie trop.

On trouve de nouveaux artistes incroyables tous les jours, sur le net - il y en a tellement qui m’inspirent. 

Je suis fan de Neckface et de ce que fais le gars de Lotties Skateshop [Mike Gigliotti, N.D.L.R.].

LSM : De quelconques projets à surveiller - créa graphique, vidéo, autre ? Les tiens, mais aussi ceux des locaux de ta scène si certains excellent, peut-être ?

Rémi : La scène skate est à surveiller en particulier - il y a du très bon skateur basque !

Jarne Verbruggen et Phil Zwijsen se sont installés à Biarritz depuis peu, et donnent une bonne motivation à tout le monde !

A suivre de près aussi : Anthony Fornasari, le meilleur designer basque de pantalons, exilé à Bruxelles.

Quant à moi, pour l’instant, je prépare de nouvelles boards avec Pierro de Rekiem Skateboards qui sortiront a la fin de ce confinement !

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Marion Micigolski


Une réalisation pour Chez Molly, le skateshop de Besançon.

LIVE Skateboard Media : Bonjour Marion ! Peux-tu te présenter - d’où viens-tu, quel âge as-tu ? A quand remonte ta pratique du skate et, hormis les règles du concours, qu’est-ce qui t’a motivé à créer pour ton skateshop local en particulier ?

Marion Micigolski : Hello, je m’appelle Marion Micigolski, j’ai vingt-trois ans. Je suis originaire du Haut-Jura et j’étudie aux Beaux-Arts à Besançon, dans le département du Doubs.

Je ne fais pas de skate mais j’ai toujours eu, dans mon entourage, des potes le pratiquant. Depuis l’été dernier, je me suis liée d’amitié avec le skateshop Chez Molly, avec qui j’ai déjà travaillé sur des éditoriaux photos - petite dédicasse à Fares pour la confiance qu’il m’accorde sur ces projets.

J’ai toujours pratiqué la photographie, puis avec mes études je me suis tournée vers une pratique de design graphique et de communication visuelle.

Ce concours était donc une bonne occasion de produire un visuel pour ce shop!

"J’ai fait plusieurs d’écoles d’art
avec différentes philosophies
d’enseignement jusqu’à trouver
ce qui me correspondait"

LSM : Depuis quand fais-tu de la création graphique ? As-tu un portfolio à présenter ?

Marion : J’ai commencé mes études supérieures en prépa arts plastiques et architecture, après quoi j’ai fait plusieurs d’écoles d’art avec différentes philosophies d’enseignement jusqu’à trouver ce qui me correspondait le mieux entre l’image, le volume, le numérique, la création d’objets éditoriaux, etc.

Ça fait donc un peu plus de trois ans que je pratique le design graphique sous toutes ses formes, aussi bien imprimées que digitales.

Le style de visuel que j’ai proposé de vous partager avec cette board, c’est plus quelque chose que je fais pour m’éclater, des formes un peu plus personnelles - sinon, je suis davantage tournée vers l’édition et les questions de représentations architecturales dans le design. Je suis en pleine écriture de mon mémoire, d’ailleurs !

LSM : Quels sont les artistes de référence, et tes inspirations en général?

Marion : Beaucoup de domaines graphiques m’intéressent, en vidéo, photo, édito...

En référence à une pratique plus numérique et 3D, je pourrais citer l’excellent Andrew Thomas Huang qui a réalisé beaucoup de visuels pour des clips pour Björk ou encore FKA Twigs, et qui a une pratique personnelle en motion design très inspirante.

"Je suis pleinement
dans l’écriture de
mon mémoire
pour mon D.N.S.E.P."

Aussi, l’artiste multifacette Grimes, dont l’univers visuel riche me berce depuis quelques années maintenant.

L’essor des recherches visuelles dans la communication des musiciens dans le rap, notamment, m’inspire également. Je pourrais également citer la direction artistique de N.D.A. Paris, pour leurs réalisations 3D et leur travail vidéo dément.

LSM : De quelconques projets à surveiller - créa graphique, vidéo, autre ? Les tiens, mais aussi ceux des locaux de ta scène si certains excellent, peut-être ?

Marion : Pour le moment, je suis pleinement dans l’écriture de mon mémoire pour mon D.N.S.E.P. - plus un travail de recherche et de théorie. C’est un bon exercice dans mon cursus artistique !

Je pense retravailler avec Chez Molly cet été pour de nouveaux éditos et pour d’autres projets, qui sait ?

Malgré cette période de stand-by, je continue de produire des illustrations et autres compositions graphiques que je poste sur mon compte.

Sinon, je vous invite à suivre mon école : l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon et sa filière design graphique sur Instagram, qui regorge de futurs créateurs de talent dans le domaine.

Je vais également désigner certains de mes proches qui m’inspirent tous les jours et qui ont des projets intéressants, en ce moment : les artistes et graphistes Thibault, Léonie, Robin et Nathan - je vous aime.

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Noé "YAZZART" Absalon


Une réalisation pour Milk Skate Café, le skateshop de Thibaud Fradin, à Nantes.

LIVE Skateboard Media : Yo Noé ! Peux-tu te présenter - d’où viens-tu, quel âge as-tu ? A quand remonte ta pratique du skate et, hormis les règles du concours, qu’est-ce qui t’a motivé à créer pour ton skateshop local en particulier ?

Noé Absalon : Salut ! Je m’appelle Noé Absalon a.k.a. YAZZART pour le pseudo, j’ai dix-neuf piges et je suis de Nantes !

Si je me souviens bien, j’ai commencé le skate vers dix ans ; après, j’ai un peu arrêté et j’ai finalement repris il y a quatre ans.

"Je fais du digital,
de la peinture à l'huile,
de la gouache,
un peu de tout"

J’ai toujours voulu créer des boards ; skater et dessiner, c’est ce que je préfère, alors, forcément…

J’ai choisi de faire ma board pour Milk Skateshop parce que je kiffe ce qu’ils proposent comme boards, et l’esthétique de leur shop en général.

Et puis, c’est le premier shop où j’ai mis les pieds quand j’ai déménagé à Nantes.

LSM : Depuis quand fais-tu de la création graphique ? As-tu un portfolio à présenter ?

Noé : Je créé depuis que je peux tenir un crayon dans la main - je n’ai juste jamais arrêté.

J’ai décidé de consacrer mon Insta à ce que je fais !

Je fais du digital, de la peinture à l'huile, de la gouache, un peu de tout.

LSM : Quels sont tes artistes de référence, et tes inspirations en général ?

Noé : Je suis extrêmement influencé par le milieu du graffiti en général, le skate bien sûr et en fait la street culture en général.

J'aime beaucoup la mode, particulièrement quand on chamboule les codes ; perso, je me dirige vers une formation de concept art et je rapproche pas mal ce métier aux métiers de création dans la mode : jouer avec les matières, les formes pour créer des silhouettes percutantes. Dans cet esprit, j’aime beaucoup ce que Minju Kim apporte à la mode.

J’aime bien Jacob Ovgren, graphiste pour Polar ; dans la B.D. il y a Guillaume Renard plus connu sous le nom de Run, le créateur de "MUTAFUKAZ". Taiyō Matsumoto, aussi - le créateur de "AMER BETON". J’adore aussi ce que fait Freddy Carrasco.

"Le partage,
c’est grave important
dans ce milieu"

LSM : De quelconques projets à surveiller - créa graphique, vidéo, autre ? Les tiens, mais aussi ceux des locaux de ta scène si certains excellent, peut-être ?

Noé : On a une petite marque de sapes sérigraphiées maison avec ma copine : Fine Lame Inc. - on a pas encore beaucoup de temps pour s’en occuper, mais on développe ça fort !

Vraiment trop chaud sur la scène rap, il y a Alakazam ; et aussi, on mentionnera Eeejee, bien chaud lui aussi, qui fait ses sons de A à Z.

Les suivants, je les connais pas beaucoup, mais j’aime bien leur esthétique et je pense qu’il faut les mettre en avant : le groupuscule Nautilus, qui donne dans la bande dessinée. 

Sinon, pour ce qui est d'illustrateurs avec des esthétiques puissantes, selon moi, clairement à surveiller de près : Joséphine Armand, bête d’esthétique polyvalente et progression en flèche ; François Bourdin, vrai bon délire et surtout, vraiment chaud : M. Larbin - contraste, couleur, il a les vraies réf' !

En tout cas c’est vraiment cool que d’avoir l’occasion de partager ce qu’on aime et ce qu’on fait - le partage, c’est grave important dans ce milieu, merci beaucoup Rave Skateboards !

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Camille Bourdon


Une réalisation pour le skateshop parisien iconique : Nozbone.

LIVE Skateboard Media : Salut Camille ! Peux-tu te présenter - d’où viens-tu, quel âge as-tu ? A quand remonte ta pratique du skate et, hormis les règles du concours, qu’est-ce qui t’a motivé à créer pour ton skateshop local en particulier ?

Camille Bourdon : Yo ! Je m’appelle Camille Bourdon et mon pote - avec qui j’ai pensé la board - s’appelle Arthur Nabi, on vient du département de l'Essonne, au Sud de Paris, et on a vingt-deux ans !

J’ai toujours été passionnée par le skate et les sports de glisse en général, l’univers et les modes de vie qu’ils induisent.

Le fait qu’il n’y ait pas de notions de défaite ou de victoire, mais plutôt de persévérance. C’est un sport d’acharné que je respecte beaucoup.

J’ai monté ma première board il y a quatre ans, avant de rejoindre Arthur qui, lui, en fait depuis des années !

La création pour notre skateshop local allait de soi : on a choisi nos préférés, les iconiques de Paris !

"Je suis passionnée par
la délinquance graphique
autant que par
le néoclassicisme"

LSM : Depuis quand fais-tu de la création graphique ? As-tu un portfolio à présenter ?

Camille : J’en fais depuis quatre ou cinq ans, comme Arthur.

Je suis encore étudiante, c’est d’ailleurs à l’école que l’on s’est rencontré, et c’est avec notre bande de potes que l’on a développé une passion pour le design graphique !

J’ai un site web où on peut voir une sélection de mes travaux, et beaucoup de collab réalisées avec Arthur.

Lui travaille dans une agence de direction artistique de référence parisienne, ses travaux sont sur son site web et son Insta. C’est un monstre !

LSM : Quels sont tes artistes de référence, et tes inspirations en général ?

Camille : Opaaa, de ce côté-là, ça va dans tout les sens !

Je suis passionnée par la délinquance graphique autant que par le néoclassicisme.

Ça va de l’univers de Tex Avery, celui d’Antoine Leisure et Félix Beausoleil, ou encore de Maxime Mouysset, en passant par les peintures d’Ingres ou Botero et les « gribouillis » de Mario Picardo ou de Saeio… Et tant d’autres.

Arthur, lui, s’inspire de ce qui l’entoure au quotidien, ainsi que du design rétrospectif de 1950 à aujourd’hui… Et je crois qu’il aime beaucoup trop les jeux vidéos et les cartoons, aussi !

LSM : De quelconques projets à surveiller - créa graphique, vidéo, autre ? Les tiens, mais aussi ceux des locaux de ta scène si certains excellent, peut-être ?

Camille : Carrément ! Il faut surveiller Argentik Mag, pour les passionnés de photo - le septième numéro devrait sortir très vite (avec un événement à Paris pour l’occasion).

Surveiller les venues de Keftagine sur Paris (ou Berlin, ou Madrid...), pour un bad tattoo sur la fesse droite !

On adore les créations de Baptiste Degrémont (créateur mode) et celles de Pierre Courtial, au studio Pierre Cardin. Celles d’Évoque Studio, aussi !

Je surveillerais également le duo Robuche, pour ceux qui voudraient une grande peinture dans leur salon.

Et les agences créatives comme Machine Operated ou Plus Murs, pour la fraîcheur de leurs idées !

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Jean-Baptiste Bonhomme


Une réalisation pour Shifty Boardshop, à Dijon.

LIVE Skateboard Media : Bonjour, Jean-Baptiste ! Peux-tu te présenter - d’où viens-tu, quel âge as-tu ? A quand remonte ta pratique du skate et, hormis les règles du concours, qu’est-ce qui t’a motivé à créer pour ton skateshop local en particulier ?

Jean-Baptiste Bonhomme : Je m’appelle Jean-Baptiste, j’ai trente-six ans, je vis à Dijon et travaille dans l’Hexagone et aussi, parfois, à l’étranger.

Ma pratique du skate a commencé à l’âge de dix ans. 

J’ai participé au contest car, comme pratiquement tout skateur, c’est un rêve de gosse que d’avoir ma propre planche avec l'un de mes visuels.

LSM : Depuis quand fais-tu de la création graphique ? As-tu un portfolio à présenter ?

Jean-Baptiste : Ma pratique artistique a commencé il y a quelques années.

J’utilise plusieurs médiums comme la nourriture, la drogue, les produits de grande consommation, tout ce qui provoque des addictions et autres...

"Mes inspirations,
je les trouve dans
les publicités"

Je n’ai pas encore de site Internet mais j’ai mon Instagram, qui ne montre pas tous mes projets.

LSM : Quels sont tes artistes de référence, et tes inspirations en général ?

Jean-Baptiste : Mes artistes de référence sont René Magritte, Maurizio Cattelan, Toilet Paper Magazine... Et autres.

Mes inspirations, je les trouve dans les publicités, et en regardant les gens qui consomment toutes sortes de produits allant de la nourriture aux vêtements, comme des addicts du consumérisme ; en me baladant dans des grandes chaînes de magasins, la plupart du temps.

Le thème général est en lien avec la consommation et l'addiction.

LSM : De quelconques projets à surveiller - créa graphique, vidéo, autre ? Les tiens, mais aussi ceux des locaux de ta scène si certains excellent, peut-être ?

Jean-Baptiste : J’ai plusieurs expos à venir en Belgique, Estonie et en France.

Nous allons bientôt avoir un skatepark digne de ce nom sur Dijon, enfin... 

Merci mon Dieu.

 

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Mentions honorables
 


@kamelone_b pour Zeropolis à Lille.
 

Alex Magné pour Riot Skateshop à Bordeaux.
 

@rari4k pour Riot Skateshop, Bordeaux.
 
 
 

@noverrrr pour Zeropolis, Lille.
 

Hugo Bigonet pour 242 Skateshop, à Lausanne et Genève.
 

Seb Caldas pour Milk, à Nantes.
 

@wazteed
 pour Bamboo Skateshop, au Mans.
 

@graphiccool
 pour 242 Skateshop, à Lausanne et Genève.
 
 

 
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Le troisième round du #ravehack contest, c'est en cours, jusqu'à vendredi soir, plus d'infos ici !
 
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