Sergio Santoro / INTERVIEW / "Original Rocker" / PREMIERE

A propos du phénomène Sergio Santoro ; et bien, sa plus grande force est sûrement qu'il parle de lui-même, puisque le personnage tout comme son style de skate font sensation sur Internet depuis désormais plusieurs années - prouvant ainsi que la passion sincère déborde au-delà des barrières de langage et autres frontières géographiques. Le skate de Sergio est plutôt unique : conséquence logique d'avoir grandi au cours d'une ère sous laquelle information et inspiration sont plus aisément accessibles, qui se résout par un répertoire de tricks et un langage corporel qui renient l'existence des modes. En plus de transcender les courants, ce qui motive Sergio à pousser, c'est l'exploration - vous remarquerez que la notion est exprimée régulièrement dans l'interview ci-après ; en vérité, Sergio est une âme aussi ingénue que curieuse, débordant d'appréciation pour le positif de la vie - une aura qui vous absorbera au premier pousson-sourire.
 
Tandis qu'effectivement, il marque des points sur Instagram sans trop forcer à un point tel que l'élite économique californienne l'a à de maintes reprises remarqué, et tel que certains de ses propres compatriotes l'apprécient au point de projeter leurs propres attentes sur son personnage, la considération première de Sergio reste focalisée sur le fait de skater tous les jours et d'apprécier chaque seconde de cet état de fait donné. Une pureté d'appréciation dans l'approche qui suffit à faire mentir les préjugés quant aux cyber-personnalités, et à calmer les élans de chauvinisme. Sergio est conscient que ni lui, ni la scène du Brésil en générale n'ont à prouver quoique ce soit à qui que ce soit et demeure concentré, mais aussi sensible. Dans l'échange ci-dessous, nous discutons de comment attirer l'attention sur l'hyperactive scène skate brésilienne et ce, en dépit des barrières de langage avec les pays ne parlant pas le Portugais, mais aussi la variété des styles locaux et internationaux, et bien plus encore.
 
Le cœur ignore les frontières et qui de plus approprié que Sergio pour représenter le dévouement concret au skateboard par delà n'importe quelle autre pseudo-valeur arbitraire. En espérant que la photosynthèse de son aura opère, LIVE est honoré de vous présenter le tout premier interview de Sergio Santoro pour un média européen, en Français et Anglais, pour une fois !
 

LIVE Skateboard Media : Olà Sergio ! Pourrais-tu te présenter, s'il te plaît, pour nos lecteurs qui ont sûrement déjà vu passer des clips de toi sur leur téléphone tôt ou tard, mais n'ont pas forcément poussé la recherche pour autant ? Tu n'as pas toujours habité au Brésil, pas vrai ? Où et quand as-tu commencé le skate, et comment as-tu découvert cette pratique ? Je sais que ton père est un surfeur...

Sergio Santoro : Olá mes amis ! Je suis Sergio Santoro, un skateur de vingt-trois ans résidant à Rio De Janeiro, Brasil !

Donc, quand j'étais très jeune, mes parents et moi avons déménagé en Californie et c'est là-bas que j'ai découvert le skate. J'ai commencé à six ans, dans la petite ville de San Clemente.


Ph.: Thiago Almeida

Oui, mon père est un grand surfeur et un jour, il a voulu m'emmener surfer. Sauf que c'était un jour sans vagues avec une météo déplorable, l'eau était glacée, donc son pote lui a proposé de m'emmener au skatepark du coin à la place.

"Il existe une barrière de la langue avec le reste du monde mais je crois que doucement, ça commence à évoluer"

Une fois sur place, c'était le coup de foudre ; après une demi-heure passée à regarder tout le monde s'amuser et faire des figures de partout, arriveras-tu à croire qu'un skateur local est venu me voir et m'a proposé sa planche complète, gratuitement ? Direct, j'ai eu aux lèvres un sourire qui n'est jamais retombé, depuis ; j'ai commencé le skate, et c'est devenu ma vraie passion.

LSM : Il s'agit donc là de ton premier interview pour un média de skate européen, pas vrai ? Tu as eu des parus dans les médias brésiliens - une scène qui est en fait très développée, à l'image du skate brésilien lui-même - mais de façon récurrente, la culture du skate brésilien persiste à buter aux frontières des pays où le Portugais n'est pas la langue natale. Malgré l'accessibilité de tout à la portée d'un clic, le public skate tend en général à graviter naturellement autour des sources d'information parlant leur langage, exception faite de l'Anglais qui fonctionne comme un genre de sésame universel pour les plus curieux, ou geek. Qu'en penses-tu, toi ? Es-tu conscient d'une telle barrière ? Où dirais-tu qu'avec le temps, certains modes modernes de communication tels que YouTube ou Instagram contribuent à son érosion éventuelle ?

Sergio : Oui, c'est mon premier interview pour un magazine européen et je suis vraiment honoré d'être avec mes amis de LIVE Skateboard Media, much love !


Ph.: Thiago Almeida

Ici au Brésil, les skateurs sont essentiellement tous passionnés et ça se voit, il y a beaucoup de médias locaux qui partagent toutes les productions brésiliennes, l'énergie est géniale. Le skate sur YouTube est très populaire, aussi, avec plein de chaînes qui partagent toutes nos actualités mais malheureusement, le reste du monde a du mal à suivre puisque tout est toujours en Portugais.

Quand je suis allé au Portugal, j'ai remarqué que la plupart des skaters de là-bas suivaient la scène brésilienne - depuis loin - et connaissaient plein de nos skateurs. J'ai trouvé ça super intéressant, et super chouette étant donné la distance d'avoir malgré tout une connexion de par le langage. Donc oui, je peux dire qu'il existe une barrière de la langue avec le reste du monde mais je crois que doucement, ça commence à évoluer et de plus de plus de pays sont amenés à découvrir des opportunités de s'intéresser à notre scène skate.

LSM : D'une façon générale, comment décrirais-tu la scène skate au Brésil à quelqu'un qui n'y est jamais allé ?

Sergio : Je dirais que la scène skate au Brésil est vraiment unique et géniale. Les skateurs d'ici sont tous amicaux, et avenants - au Brésil, de nombreux skateurs n'ont pas l'occasion de renouveler régulièrement leurs boards au skateshop étant donné les tarifs, mais tous s'entraident et dépannent leur prochain, ce que j'ai toujours trouvé inspirant.


Ph.: Thiago Almeida

J'adore aussi comment quand un groupe de skateurs brésiliens débarque sur un spot, ils vont toujours saluer tout le monde quand bien même ils n'auraient rencontré aucun des locaux avant. Les sessions de skate au Brésil sont pleines de bonnes vibrations, d'humilité et d'énergie incroyable.

LSM : A propos de cette nouvelle production vidéo, "Original Rocker" ; peux-tu nous renseigner, de quoi s'agit-il exactement, pourquoi ce titre, et qui est donc TAF ? Il s'agit de clips filmés sur le même trip en Europe au cours duquel tu as aussi filmé "Monstro De Rua" avec Rémi Luciani et Léo Valls, pas vrai ? Pourrais-tu nous raconter comment tout ça s'est organisé, combien de temps tu as passé sur le vieux continent (première fois ?), les villes que tu as visité ?

Sergio : "Original Rocker" est une vidéo filmée par mon grand ami Thiago Almeida (TAF) à Berlin, Barcelone et Bilbao.

Juste avant de partir, Thiago a acheté une Handycam pour essayer de filmer et éventuellement, constituer un bout de projet avec moi. C'était super amusant comme processus au final car je me suis rapidement concentré sur le potentiel de ma créativité en wheeling. Du coup, on passait notre temps à sortir et à rechercher des palettes à wheeling [rires], on a bien rigolé. Le montage a été réalisé sur la base de trois morceaux par Augustus Pablo ; le nom "Original Rocker" est repris du titre d'un album sur lequel figurent ces trois morceaux.


Ph.: Thiago Almeida

Et oui, effectivement, c'était ce trip ! Un trip incroyable à un point tel que j'ai pu participer à un projet de rêve tel que "Monstro De Rua" avec mes amis incroyables : Léo et Rémi. C'était vraiment le voyages de ma vie. J'ai pu explorer plein de lieux différents, et me constituer les meilleurs potes.

"J'ai juste improvisé sur chaque spot, et c'est l'une de mes façons de skater préférées"

Donc, j'ai commencé mon trip à Berlin, puis j'ai pris le train jusque Genève pour ensuite partir à Bordeaux, puis Barcelone, puis Bilbao et j'ai enfin échoué au Portugal, entre Lisbonne et Porto. Vraiment trop de bons souvenirs à chaque endroit qu'il m'a été donné de visiter au cours de ces trois mois en Europe. C'était une vraie bénédiction, et j'ai hâte de refaire la même !

LSM : Le clip est complètement filmé au zoom, et déborde de wheelings ; c'était un concept prémédité, en fait, ou tu as naturellement accumulé les images de wheeling car tu skates spontanément comme ça ? Au passage, ce spot D.I.Y. où tu fais double flip back tail puis wallie 180 sur l'arbre, as-tu le droit de nous dire où il se trouve ?

Sergio : Oui, en fait, on a décidé de conserver ce concept juste après avoir filmé le long wheeling d'intro, en début de vidéo. C'était notre premier jour de skate à Berlin, et on était tellement contents du rendu que la suite est venue tout à fait naturellement. Ce qui rend ce projet amusant, c'est qu'aucun des clips n'était vraiment prévu. J'ai juste improvisé sur chaque spot, et c'est l'une de mes façons de skater préférées. Mais en général, je tends à ne pas trop filmer cet aspect-là de mon skate ; là, j'ai vraiment pu exprimer ma créativité de façon relâchée, et plus libre, en filmant avec Thiago. Chaque clip était comme une surprise, car on ne savait jamais ni ce que j'allais replaquer, ni l'allure que ça aurait.


Ph.: Thiago Almeida

Je suis tellement content que tu mentionnes le clip du double flip back tail ! C'est vraiment un de mes clips dont je suis le plus content, et cette journée était tellement drôle. Au début je ne pensais même pas que le wallie fonctionnerait - mais il s'est avéré fonctionner tellement bien ! C'est le meilleur arbre à wallie que j'aie skaté [rires], il éjecte à fond ! Ce spot est à Badalone, à Barcelone en Espagne, et c'est l'un des meilleurs parks D.I.Y. que j'aie pu skater. Il est vraiment top !

LSM : Quelles impressions générales l'Europe t'a-t-elle inspiré ? A première vue, puis sur le plus long terme. Tu as pu sentir des différences culturelles en particulier, avec le Brésil ? Des similarités ?

Sergio : J'ai tout adoré à propos de l'Europe, du début de mon trip à la fin. Les derniers jours, j'étais même triste car je ne voulais pas repartir [rires]. Tous les gens que j'ai rencontré ont été hyper amicaux, et chaque endroit était comme une nouvelle aventure.

J'ai exploré la plupart des pays en train et ça aussi, c'était une chouette expérience. J'ai été hébergé et ai pu skater avec certains de mes skateurs préférés, comme Léo Valls et Alexander Rademaker. Une expérience de session inspirante à chaque fois ; j'ai progressé en tant que skateur, mais aussi en tant que personne, en les fréquentant. Je crois que je pourrais écrire un bouquin sur mon trip en Europe [rires], un voyage que j'ai toujours voulu faire ; c'était donc magique.


Ph.: Thiago Almeida

Une différence culturelle que j'ai ressenti ? La nourriture, peut-être. En Europe, il y a plein d'options partout, dans tous les styles de cuisine. Au Brésil, la nourriture est excellente mais dans certains endroits, les choix sont plus limités pour tout le monde. Aussi, j'ai ressenti des similitudes entre la scène skate européenne et la scène skate brésilienne, car la plupart des skaters que j'y ai rencontré étaient amicaux et chaleureux, aussi.

Une autre grande différence, pour moi, a été le fait de voyager assez confortablement de pays en pays ; c'est beaucoup plus facile de se déplacer en Europe qu'au Brésil. Ici, nous n'avons pas vraiment d'options rapides qui soient abordables ; on doit souvent prendre soit le bus, soit l'avion qui est évidemment beaucoup plus cher.

"Je vous recommande tous de desserrer vos trucks ; je vous promets que vous adorerez !"

LSM : Tu as plus de deux cent mille suiveurs sur Instagram et tes vidéos sont régulièrement partagées par des institutions californiennes telles que Thrasher ou les Berrics. Comment ces connexions se sont-elles mises en place ? Via Instagram ? Depuis combien de temps as-tu ton compte, au fait - j'ai l'impression que ça fait des années, et que c'est là que la plupart de ton public te découvre ? Comment as-tu perçu ce développement de ton compte, étape par étape ? A quel point prends-tu tout ça au sérieux ? Tu es relativement jeune et as grandi encerclé de technologie ; cependant, plutôt que de l'utiliser passivement sans en réaliser les possibilités modernes, tu t'es rapidement trouvé un don pour la communication.

Sergio : Oui, c'est dingue d'y repenser. Instagram a finalement été une grande part de ma vie au fil des ans. C'est ce qui m'a donné l'opportunité de me connecter, puis de rencontrer, une quantité incroyable de skateurs non moins incroyables et ce, par delà la planète.

Par exemple, grâce à notre connection, j'ai pu skater et même vivre avec certains de mes skateurs préférés, que je n'aurais jamais imaginé rencontrer avant, avec qui je suis évidemment resté en contact. C'est vraiment comme un rêve !

J'ai lancé mon compte fin 2012 et il a commencé à grossir à partir du moment où Instagram a rajouté l'option du partage de vidéos. J'ai vraiment accroché au truc car pour moi, c'était l'option idéale pour partager mes nouveaux tricks et mes sessions quotidiennes avec mes potes. Quelques pages ont commencé à repartager mes clips, et c'est comme ça que je me suis fait remarquer. La première fois que Thrasher et les Berrics ont reposté mes vidéos, j'ai paniqué [rires], c'était un mélange de joie et de gratitude.


Ph.: Thiago Almeida

Et ces connexions se sont mises en place à la suite de mes deux dernières parts : "Insert Disk" et "Nicest Moments". Elles ont fait réagir beaucoup de monde positivement, ce qui m'a vraiment inspiré et motivé à continuer.

LSM : Geekerie matos de rigueur : peux-tu nous décrire ta board, et notamment ton truck avant, qui semble desserré au possible ? Y a-t-il une philosophie derrière ton set-up, quand et comment as-tu commencé à skater aussi desserré, c'était une progression naturelle de ton skate ? Quelqu'un, ou quelque chose t'a influencé à emprunter ce chemin, peut-être ? Ton truck avant est-il plus desserré que ton truck arrière, comme Daewon ?

Sergio : En fait ce qui est drôle, c'est qu'au cours de ma première année et demi de skate, je skatais hyper serré, et un jour mon père m'a racheté une planche complète au shop et m'a installé des trucks ultra desserrés. Au début, j'étais en colère parce qu'il m'a juste déposé au skatepark avec, et je ne savais pas utiliser un outil de skate à l'époque [rires], donc j'ai du oublier ce que je savais et m'habituer et puis au final, à la fin de la session, j'adorais les sensations ! Du coup, par la suite, j'ai toujours monté des gommes Doh-Doh, le modèle le plus mou possible pour pouvoir mieux manœuvrer.

"Matt Rodriguez est quelqu'un d'autre qui m'a inspiré à desserrer mes trucks"

Donc j'ai longtemps aimé skater desserré et puis en 2011, j'ai vu une vidéo de Daewon Song qui montrait son set-up de trucks et ça m'a inspiré à pousser mon skate dans ce sens, aussi. Dans la vidéo, il explique ce que ça lui apporte, pourquoi il apprécie ses modifications de set-up et ensuite il ponctue : "va essayer la même chose sur ta board !". Je n'ai jamais poussé le truc au point de Daewon - skater sans gommes - mais après ça, j'ai desserré mes trucks un peu plus chaque jour, jusqu'à ce qu'ils commencent à bouger. Ca a beaucoup changé mon skate - j'ai développé une nouvelle créativité, et j'ai commencé à beaucoup plus m'amuser, aussi.

Matt Rodriguez est quelqu'un d'autre qui m'a inspiré à desserrer mes trucks. Mon set-up est normal, à part que j'enlève les rondelles en métal sur chaque truck afin d'avoir plus de marge pour les desserrer davantage, jusqu'à ce qu'ils bougent car c'est seulement à ce niveau-là que je me sens à l'aise. Et oui, mon truck arrière est un peu plus serré afin d'avoir davantage de contrôle sur certains tricks en particulier. Parfois mes gommes se fendent et alors, mes trucks deviennent deux fois plus mous ! C'est toujours drôle, mais dur à contrôler, la planche réagit au quart de tour [rires]. Je vous recommande tous de desserrer vos trucks ; je vous promets que vous adorerez !

LSM : Qui sont tes skateurs préférés - ceux qui ont su t'inspirer ? Une vidéo en particulier que tu aimerais mentionner, peut-être ?

Sergio : Il y en a tellement, mais la toute première vidéo que j'ai vu, c'était "P.J. Ladd's Wonderful, Horrible Life" - je l'avais en DVD et je la matais tous les jours avant le skate, cette vidéo m'a profondément influencé. Elle est magique, et la part de P.J. est juste magnifique.

J'ai commencé le skate au même skatepark que Ryan Sheckler à San Clemente ; le voir tous les jours là-bas, c'était vraiment inspirant, évidemment. Plus jeune, j'adorais faire des flips sur des gaps à cause de l'influence Ryan, qui m'a aussi inspiré à apprendre le kickflip indy.

Une autre vidéo qui m'a influencé, c'était la DVS "Skate More" ; c'est avec cette vidéo que j'ai commencé à me pencher davantage sur Daewon Song qui est devenu l'une de mes plus grandes inspirations au fil du temps. A l'époque, je commençais à expérimenter avec les wheelings et la créativité sur les spots étranges. Des skateurs et amis tels que Louie Barletta, Rodney Mullen, Nilton Neves, Daniel Marques, Adelmo Jr., Mauricio Nava, Léo Valls, Ben Koppl et Alexander Rademaker ont été mes plus grandes muses, récemment.

LSM : C'est le temps des remerciements ! Tu es sur de nouveaux projets, aussi, en ce moment ? Quelques mots pour conclure cet interview ?

Sergio : Depuis février, je me remets d'une blessure à la cheville, mais au cours de ma rééducation j'ai imaginé de nouveaux projets pour lesquels je suis vraiment excité de commencer à filmer. Je veux sortir une nouvelle part bientôt et, il y a peu, un ami m'a écrit une chanson que j'aime bien et pour laquelle on va tourner un clip ; ça s'appelera "Good Time", on va s'amuser.

Je voudrais remercier mon ami skateur Aymeric Nocus pour cette incroyable opportunité de partager un peu de mes souvenirs en Europe par l'intermédiaire de ce projet. Je voudrais également remercier ma famille, mes potes et tous ceux d'entre vous qui ont lu tout ça - vous êtes les meilleures et mes réelles sources d'inspiration ! Beaucoup d'amour et big hugs.


Ph.: Thiago Almeida

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