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Best Of PARISII / En 5!

Il y a quelques jours, nous vous présentions "Tracked Movements", montage fruit du sauvetage de footages parisiens d'un certain âge, filmés par Franck Pierron au crépuscule du siècle dernier, assemblé dans le cadre d'une présentation inédite à l'event de la rentrée : les fameux Das Days d'Adidas (à prononcer dix fois de rang sans fourcher). A l'occasion de cette soirée projo, il était aussi question d'un nouveau montage original : un best-of ultra condensé de la saga Parisii, l'enfant fou de l'amour commun de Greg Dezecot et Olivier Fanchon pour le skate et sa documentation en milieu urbain, de préférence chapitré en arrondissements, de préférence parisiens. Il y a deux ans, les deux énergumènes avaient déjà réussi (on ne sait comment) à réaliser une full-length sur la base de toute cette banque d'images ; l'idée de recommencer mais en condensant encore plus à l'échelle d'un format type clip web, voilà de quoi donner des flashbacks agrémentés de sueurs froides supplémentaires à un Greg Dezecot désormais rangé et père de famille ! Mais ledit magicien a finalement relevé le défi avec brio, en abracadabrantant ce montage Parisii Best-Of (donc) qui ne fait pas mentir sa dénomination, un cocktail explosif d'énergie et d'acharnement à skater des spots qui n'en sont souvent pas, sans aucun problème apparent et dans les temps pour la projection. Son étincelle s'est réveillée pour vous concocter ces cinq minutes de Paris brut, et LIVE Skateboard Media est fier de vous les présenter aujourd'hui, agrémentés des lignes suivantes car bien sûr que Greg et son planning chargé n'ont su résister à l'appel du "en 5" !

LIVE Skateboard Media : Comment l'idée de ce best-of a-t-elle été amenée, dans quel contexte as-tu travaillé, sur la base de combien d'images ?

Greg Dezecot : Ce film est à l'initiative de Benjamin pour la soirée qu'il devait organiser pour les Das Days. Il nous a demandé à Olivier et moi si nous avions le temps et l'envie de monter un best of des années Parisii. Olivier était en tournée et devait faire son montage direct en rentrant donc j'ai pris les rennes de ce best-of. J'ai donc du me plonger dans quatre, cinq ans de footage...

"Je voulais retransmettre l'état d'esprit du projet donc garder cette structure géographique, par arrondissement"

LSM : Quand l'heure est venue de produire ce montage, combien de temps te restait-il avant la deadline ? Tu es relativement jeune papa, entre la famille et le boulot comment as-tu pu trouver le temps de t'en sortir ?
 
Greg : J'ai dû commencer une semaine ou deux avant la deadline, ce qui est en fait très court vu mon contexte professionnel et familial. Je suis monteur vidéo en freelance et forcément, à ce moment-là, je bossais...
 
Quand tu as un kid de deux ans, en plus d'être content de le retrouver en rentrant du taf, tu ne peux pas vraiment bosser sur quoique ce soit. Il y a une grande demande d'attention à cet âge-là et l'organisation du bain, dîner, coucher est souvent très prenante ; je ne bossais que quand il était endormi, donc c'était du vingt-deux heures / minuit tous les soirs à bosser ce montage.
 

Greg et Glen Fox. Ph.: Benjamin Deberdt
 
LSM : Le montage est aussi abouti qu'ambitieux, ça condense bien toute l'aventure Parisii en quelques minutes alors qu'il me semble qu'elle a bien duré quelques années... Pourquoi cette sélection d'images et de skateurs, qu'as-tu essayé de mettre en avant dans la dynamique de ce montage ultra condensé, les arrondissements chapitrant l'épopée de la timeline dans la plus grande tradition Parisii, ce n'était pas trop dur de faire du tri, sur quoi t'es-tu basé ?
 
Greg : En effet, ce montage retrace les quatre ans d'épopée de Parisii. Il y a eu un sacré dérushage.
 
Je voulais retransmettre l'état d'esprit du projet donc garder cette structure géographique, par arrondissement.
 
Pour le choix des tricks sélectionnés, j'ai essayé d'être au plus proche de ce qui me plaît dans le skate, et d'essayer de montrer les différents skaters impliqués tout au long de ce projet.
 
J'avoue que ma selection de départ était bien trop longue pour correspondre aux demandes de Benjamin, qui nous avait commandé un trois minutes. Après légère négociation, j'ai réussi à réduire ma selection et faire passer un cinq, six minutes.
 
LSM : Qui t'a aidé sur le montage, la musique ?
 
Greg : Pour le montage, j'ai fait ça tout seul dans mon coin.
 
Pour la musique, j'ai fait une fois de plus appel au très bon Vincent Perrin, skateur parisien et musicien qui avait composé la bande-son du remix Parisii sorti en 2016. Le morceau est un titre de l'un de ses groupes, Carquois.
 

Greg, 2013. Ph.: Benjamin Deberdt
 
LSM : la projection s'est-elle déroulée, finalement ? As-tu apprécié les gens présents, le retour sur ton montage et l'atmosphère de la soirée en général, qu'on espérait vraiment fondée sur la transmission ? Des remerciements ?
 
Greg : La soirée a eu lieu sur le canal Saint Martin. J'ai vraiment apprécié le contenu de la programmation, l'historique du skate parisien transmis via les vidéos projetées. C'est une bonne initiative, dirigée de main de maître par Benjamin.
 
Le public, bien que transgénérationnel, a été très réceptif. Les plus anciens ont redécouvert l'ambiance Parisii par ce montage et les plus jeunes ont certainement fait connaissance avec notre projet.
 
J'ai eu de super retours, ce qui fait plaisir après les années d'investissement dans cette série de vidéos. J'ai même eu le droit à un "ah, ça m'a donné envie de tous les remater !". Mission accomplie !
 
Merci à Adidas et Live pour cette soirée qui m'a donné l'opportunité de me remettre le nez dans cette période, et surtout à Olivier pour m'avoir suivi dans cette idée folle qu'a été Parisii.
 

Olivier Fanchon et Mathias Labelle en wallie, 2013. Ph.: Greg Dezecot

Parisii / le remix / Santiago Sasson

En attendant une dernière projection en avant-première au MIMPI à Rio de Janeiro, on profite d'une journée un peu spéciale pour sortir la première part tirée du remix de tous les épisodes de Parisii… L'exploration de la capitale étant finie, Greg Dezecot et Olivier Fanchon souhaitait mettre en valeur les efforts (et les bonnes marrades) de tous au fil de ces trois années en axant des montages autour des acteurs les plus impliqués. Qui de mieux que Santiago pour vous donner une idée du résultat, puisqu'il aura même donné des baguettes avec son pote François Perrin pour produire la bande-son de ce dernier chapitre du projet. Bref, voici un Santiago plus ou moins jeune et avec plus ou moins de poil au menton, mais toujours explosif dans ses rues parisiennes…  Allez, tous en coeur: "bon anniversaire, Santi!"

Parisii V / VI / VII, le trailer!

Greg Dezecot et Olivier Fanchon s'apprêtent à sortir l'épisode de Parisii le plus long depuis le début de l'aventure, et avaient préparé ce trailer surprise pour la soirée d'avant-première parisienne de la Static IV… Alors que les deux sont en plein fignolage de la part dédiée à trois arrondissements baignés par la Seine et riches de spots souvent célèbres, voilà donc de quoi patienter quelques heures de plus!

Parisii, c'est parti!

Notre second projet Hors Format est avant tout celui de deux acteurs de la scène française, Greg Dezecot et Olivier Fanchon. Des filmeurs, comme on dit… Sous ce patronyme un peu flou, on retrouve toutes sortes de sensibilités et aussi de qualités différentes. Ces deux-là ont l’expérience de vidéos comme Frame By Frame ou Skate Pistols derrière eux, ce qui leur permet d’avoir une idée bien arrêtée sur ce qu’ils ont désormais envie de vous montrer. Et c’est aussi pour cela que nous avons décidé de nous associer, avec le soutien de Nike, à leur projet. On pourrait résumer Parisii en un feeling : celui de découvrir une ville pleine de spots, à vos pieds ! Mais laissons-les vous présenter leur bébé…
 

 Jo Dezecot

Vous allez commencer par vous présenter…
Greg : J’ai 28 ans, et je suis à Paris depuis trois ans. À la base, je suis de la campagne, à côté de Tours. Un bled de mille habitants, ravitaillé par les corbeaux, avec pour seul spot un bout de goudron en face de chez moi. Voilà ! Paris, ça s’est fait parce j’ai décidé d’arrêter de travailler dans le skate. J’étais éducateur sportif skate, donc un truc très « fédération », ce qui n’est pas du tout mon truc, en fait. Du coup, pour en être en accord avec ce que j’aime dans le skate, j’ai décidé d’arrêter de travailler dedans, pour trouver un travail dans d’autres passion que j’avais. Je fais de la vidéo depuis super longtemps et j’ai décidé de travailler là-dedans. Du coup, pour être monteur, j’ai décidé de monter à Paris, vu que toutes les boîtes de production sont ici…
Olivier : Moi, j’ai 31 ans, et je ne suis pas vraiment parisien, vu que j’habite en banlieue ! [Rires] J’habite en proche banlieue, Clamart, dans le Sud de Paris, depuis 1992, un truc comme ça. Je ne faisais pas encore de skate à cette époque-là. J’ai commencé dans ma petite ville, et cela fait assez peu de temps que je suis plus axé sur Paris. Dès que tu es en sorti du périf’, même tout près, tu es parisien, et, en même temps, pas… Je suis juste un banlieusard ! [Rires]

Vous vous êtes rencontrés via Frame By Frame ?
Olivier : Avant…
Greg : Oui, Olivier filmait du skate et via les gars de Nine Yards, il a rencontré Sam Partaix qui était leur petit jeune, à l’époque. Donc, il a commencé à filmer Sam et à venir à Tours pour ça. Nous, on avait grandi à skater avec Sam, et donc on a rencontré Oliv’ lorsqu’il s’est mis à venir régulièrement à Tours.
Olivier : Au delà du skate, j’avais grave accroché sur Tours, j’ai même pensé à y habiter, à un moment.
Greg : Après ça, j’ai réalisé la vidéo du skateshop de Sam, Skate Pistols, et Oliv’ nous a donné plein d’images. De là, on s’est retrouvé à faire un site internet qui s’appelait Behind The Lens, avec Romain Bâtard, où l’on postait des montages et des photos de pleins de gens… On s’est lassé et l’on a décidé de clore le truc en sortant une vidéo sur DVD, la Frame By Frame.
Olivier : Ce qui nous avait motivé aussi, avec Romain, c’était la Patchwork de Ludo Azémar. Quand on a vu sa vidéo, on s’est dit : « Putain, le con a réussi à sortir une vidéo montrant trop de monde, tout seul ! » On a été grave impressionnés ! On s’est dit qu’on devait faire un truc…

Steve Mallet / Parisii

En avançant dans le temps, comment l’idée de Parisii vous est venue ?
Greg : Ça ne s’est pas fait d’un coup… On a fini Frame By Frame six mois après que j’arrive à Paris, et comme toute personne qui sort une vidéo longue de skate, j’avais juste envie de ranger ma caméra et faire du skate. J’en avais marre de trimballer mon sac, mais j’ai vite été frustré de tous ces spots que je voyais, ici, mais que je ne pouvais pas forcément skater pour raison de niveau ou autre. Et en parlant avec JB Gurliat, un photographe qui vit ici aussi, on a commencé discuter d’un projet non pas sur des skateurs, mais sur Paris. Puis est venue l’idée de ne pas faire un DVD, mais plutôt quelque chose sur le net, autour d’une carte. Ça a mis du temps à mûrir, ensuite… À certaines périodes, je faisais beaucoup d’images, et à d’autres, j’étais quasiment six mois sans filmer quelque chose, donc je me disais que je n’allais pas le faire… Puis l’année dernière, j’ai motivé Oliv’ pour qu’on repense le projet à deux afin que ce ne soit pas seulement ma vision.
Olivier : En fait, pour la Frame By Frame, on avait fait un montage ensemble, celui sur Paris, justement. Et l’on avait bien aimé travailler ensemble. Et surtout, on avait réussi à faire quelque chose sur Paris, en évitant les spots les plus connus. Du coup, on savait qu’il y avait cette possibilité…
Greg : Et aussi, pour casser cette idée de « on filme, on filme, on filme » puis, pendant trois mois, on monte ; on s’est dit que le concept d’un blog où l’on uploaderait des montages plus courts et réguliers étaient bien plus moderne et dans l’optique de ce que le public skate est amené à voir aujourd’hui.
Olivier : Greg est monteur, moi aussi, donc on s’est aussi bien trouvé pour se titiller à deux sur ce point-là !

Pushing / Parisii

Comment vous résumeriez votre idée de départ, et est-ce qu’elle a évolué depuis ?
Olivier : De mon côté, après la Frame by Frame, j’avais aussi un peu envie d’arrêter, c’est pour ça que j’admire la motivation sans fin de Ludo, d’ailleurs… Filmer des vidéos de skate, c’est fou à quel point, c’est compliqué. C’est un peu comme faire un long-métrage tout seul ! Et à une époque, Pacôme Gabrillagues avait un site sur lequel il postait des montages de ses potes, ou ils avaient l’air de vraiment se marrer, sans forcément chercher à filmer le dernier trick à la mode. Et je savais que si je me remettais à la vidéo de skate, j’aurais envie d’un esprit comme celui-là. Donc, quand on en a parlé avec Greg, on s’est vite entendu sur ce format.
Greg : On ne peut pas filmer avec tout le monde et partout, mais l’idée de base, c’est faire des montages par arrondissement qui dégage une atmosphère de bonne humeur dans les sessions. C’est le cœur de Parisii. Et la difficulté réelle de la chose, elle est de motiver les skateurs à sortir du format de vidéo qui met en valeur leur niveau. Là, le sujet, c’est la ville et la session… Et s’amuser.
Olivier : Alors que normalement, s’amuser, c’est quand tu ne filmes pas, justement ! [Rires]
Greg : Sinon, les autres difficultés sont de sortir les gens de leurs spots habituels, et la météo…
Olivier : On cherche plus à montrer que le moindre petit truc peut être amusant. Et je trouve que ça donne des montages qui donnent peut-être plus envie d’aller skater avec tes potes qu’une « part », parce que tu aurais eu envie d’y être, en fait.
Greg : D’où l’idée de starifier la ville, et pas un ou plusieurs skateurs. La star, c’est la ville et le « fun » que tu peux y trouver. Mais pour que ce ne soit pas non plus un maelström, on a décidé de découper Paris, assez logiquement, par arrondissements. Donc, c’est un travail d’équipe, entre les skateurs et nous, pour mettre en valeur Paris et ses quartiers qui sont super différents et super riches.

Ça me paraît un bon programme… Un dernier mot ?
Greg : Je crois que, tous les deux, nous voulons vraiment remercier tous les skateurs qui ont cru en notre projet depuis le début, et avec qui l’on skate…

Vous pouvez désormais suivre Parisii sur sa page dédiée et sa carte.

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