Exclusif

PREMIERE / Videostill / Dom Diaz / INTERVIEW

Cette fois, le nom de Dom Diaz ne vous dira probablement rien, puisque l'individu lui-même est plutôt jeune et, aussi, opère depuis Guadalajara, au Mexique - un pays de plus dont la scène skate est sous-représentée, à l'échelle mondiale. Accro à la VX-1000 et à la pellicule en général, Dom a déjà sorti quelques montages web par le passé, sous l'alias Zimm Skateboarding et aujourd'hui, "VIDEOSTILL" est le titre de sa nouvelle vidéo complète, réalisée sur quatre ans. Le film complet est à l'honneur en Premiere, aujourd'hui, agrémenté de quelques mots de la part de son auteur, histoire de dûment fêter ça.

Mornes plaines…

Si vous êtes à Paris aujourd'hui, ce soir, 31 octobre, rendez-vous à partir de dix-huit heures au Carhartt WIP Store Paris Le Marais, pour la soirée du lancement de la nouvelle collection de la marque en collaboration avec nos amis néerlandais de POP Trading Company !
 
Et en attendant la vidéo vendredi, les photos de Hugo Snelooper et Dave Van Laere nous donnent une idée de ce que ces deux teams peuvent bien partager.

 

"The Stack" / Northern Co. in Paris / PREMIERE

Désespérément déterminés à découvrir les saveurs de nouvelles textures, de nouveaux sols, de parmi la meilleure cuisine que le vieux continent a à offrir (des pains au chocolat aux amandes à s'en remplir les poches aux street pizzas si peu chères qu'elles s'inventent un exotisme), et du bonheur que de pousser sans fin au coeur de la Mecque du skate qu'est Saint-Maur-des-Fossés, les pros de chez Northern Co. : Jesse NarvaezJameel Douglas et Tobin Valverde ont pris l'avion - voire deux - jusque Paris, l'été dernier. Et ils ont empilé les clips, entre autres, jusqu'au plafond !

Aujourd'hui, LIVE Skateboard Media vous présente ce montage exclusif de morceaux choisis des sessions...

Jonathan Rentschler / En 5!

Jon Rentschler aka. Euro Jon a récemment sorti "LOVE", un livre photo dont l'intention est d'immortaliser autant que faire se peut, mais avec brio les derniers mois précédant la rénovation de LOVE park - la plaza icônique de Philadelphie, frequentée à travers les décennies par des Ricky Oyola, Matt Reason, Stevie Williams ou autres Josh Kalis, pour les plus fameux - ayant rendu le spot inskatable. Accessoirement, ça veut dire que le projet de Jon coincide dans le temps avant celui de Brian Panebianco qui a conconcté, lui aussi, sa propre capsule temporelle de la destruction de la place, mais format vidéo, avec "Sabotage 5". Mais sans dériver davantage, laissons la parole à Jon, qui en profite pour vous convier à son imminente expo photo à Tokyo au Japon, dont le vernissage est prévu pour ce 18 octobre, les portes ouvrent à 19 heures pétantes !

"Situación de Calle" / Gerardo Sosa / INTERVIEW

C'est rare de voir une full-length de skate émerger d'Argentine, et pratiquement inédit qu'elle s'exporte dans le monde avec une audacité qui n'est pourtant que due. Si les spots du coin sont autant de proies au tourisme skateboardistique depuis un bon bail et que quelques noms fameux ont traversé la frontière - dans un sens ou dans l'autre, les productions locales semblent souligner un vide, de par l'absence de leur représentation dans les médias skate à portée internationale. Ce qui amène, logiquement, à se poser la question : que se passe-t-il, là-bas ?

La sortie de la nouvelle vidéo de Gerardo Sosa : "Situación de Calle", en tout cas, constituait l'opportunité parfaite pour attraper un activiste familier avec cette scène au tournant, et il s'est trouvé réceptif à l'idée de s'exprimer à son sujet, pour nous, pour vous, en cinq !

VLADIMIR FILM FESTIVAL 2019 / REPORT

Vladimir - le clair obscur.

Un mouton noir qui a connu une croissance exponentielle au fil de ses neuf années d'existence, n'ayant d'égal que celle de l'attention que l'évènement a reçu avec, cette année, environ trois cent visiteurs en provenance de toute la planète, ayant en commun le but d'assister à ce festival à Fažana, en Croatie - un petit village portuaire de l'Istrie lourd d'une histoire chargée, dont la sensibilité à fleur de peau des habitants et les monuments physiques, omniprésents au point d'assurer à l'endroit une importante fréquentation touristique, n'en sont que d'incessants témoins.

Ce qui n'était à l'origine qu'une initiative toute locale consistant en une série de projections vidéo au skatepark local a rapidement dépassé ce stade embryonnaire au fur et à mesure que ses instigateurs, Nikola Racan (réputé en sous-sol pour sa full-length video 'Solsticij') et les locaux du Skateboard klub August Šenoa ont commencé à utiliser les modes de communication modernes pour se tisser un véritable réseau de collaborateurs internationaux comprenant toujours davantage de photographes, vidéastes et artistes reconnus.

"Lhyon"

On le savait déjà, les gars de Hy ne perdent pas un temps fou à vider leurs poches sur chaque spot, et grace à cette compartimentation optimale, quand ça skate, ça skate! Alors donnez-leur quelques jours Lyon pour tâter des spots qui semblent pousser dernièrement en ville, et tester leur collaboration avec Volcom, et attendez-vous à un résultat qui est là… L'on ne pourra pas dire que Matisse Banc n'a pas donné, et l'on se demandera aussi qui va bien pouvoir imprimer un poster à la gloire de Victor Campillo que l'on pourra enfin accrocher au dessus de son lit.

Summit of the Non-Aligned / En 5!

Le skate a récemment connu une recrudescence d'évènements indépendants, comme une forme de résistance naturelle à la culture de masse de la part de ses enthousiastes les plus dévoués. Alors que le programme 2019 pour la neuvième (!) édition du Vladimir Film Festival en Croatie vient de tomber, à Belgrade, The Summit of the Non-Aligned est sur le point de commencer (dès aujourd'hui, et jusqu'au 15 septembre). Comme on pourrait s'y attendre de la part de passionnés dont la communication tient davantage à l'expression directe qu'au marketing malin, leur happening de qualité serait probablement passé inaperçu d'un public plus large s'il n'avait pas été question de bouche-à-oreille de la part des artistes qui nous ont connectés à eux (en l'occurrence, Glen Fox et Nez Pez). Cinq minutes plus tard et un coup de fil était clairement de rigueur...
 
Checkez le site et le compte Instagram du Summit, et régalez-vous de l'interview ci-dessous, s'il vous plaît, avec l'activiste de BG : David Soda.
 

 

"Polygone" / Florent Theron / GALERIE

La conscience de l'espace urbain a décidemment un vent tout particulier en poupe en ce moment : entre autres, LIVE vous avait déjà exposé le projet "PLAY" à Bordeaux et, récemment, Ocean Howell s'est même réconcilié avec son premier amour le temps de conférences au Pushing Boarders à Malmö (ainsi que d'un trois-six flip).

Si le fruit de telles réflexions tend à mûrir simultanément de part et d'autre du globe, c'est qu'il se nourrit en sous-terrain depuis déjà un certain temps, produit de la frustration continue des skateurs face à l'inadéquation de la société en place compte tenu de la réalité de leur pratique.

A Nice, cela fait déjà un an que Florent Theron planche sur "Polygone", un projet personnel qui s'est finalement matérialisé sous la forme d'un fanzine, à défaut de dimension supplémentaire. Étonnamment, bien que les deux projets soient complètement déconnectés, l'interprétation de l'élément skatable est - sensiblement - la même que celle de Léo et Nicolas pour "PLAY" : sa simplification jusqu'au point de forme géométrique basique (en l'occurrence, trois triangles), et des couleurs primaires en inspirant une analyse Mondrianesque.

Le tout a été mis en scène pour l'objectif de Fred Schwal, et en page par Florent lui-même, fort de son expérience avec Le Huit, qui nous raconte.

PREMIERE / "Abyssal" / José Francisco / INTERVIEW

Comme a pu en témoigner la page d'accueil de LIVE jusqu'ici cet été, question productions en tout genre, la scène brésilienne semble être en phase d'exploser - en tout cas, c'est ce qu'en déduiront ceux d'entre vous qui ne réalisent toujours pas qu'il ne s'agit-là que du sommet d'un bien exotique iceberg... On abordait récemment le sujet dans un interview avec le jeune de Rio De Janeiro, Sergio Santoro : la vérité, mon ami, c'est que l'énergie émanant de ce pays est intemporelle, en plus d'être forte d'autant de personnifications que ledit pays a jamais connu de scènes à travers les décennies. On devrait pourtant se douter qu'au même titre que pratiquement n'importe quel recoin à peu près skatable du monde, le Brésil n'a pas été sans engendrer des générations entières de légendes et de contes cultivés localement mais qui, en l'espèce, persistent à se heurter à une barrière de la langue intransigeante dès qu'il s'agit d'exporter un peu de soleil. Et de ce fait, faute d'information plus accessible ou d'orientation précise, nombreux sont ceux qui résument encore le "skate brésilien" à des constructions internationales telles que #slidesandgrinds, si ce n'est la dernière vidéo de vacances en date des dernières rock stars en date de la dernière planche à roulettes en date, restant ainsi relativement imperméables à la vraie culture des insiders, sur place.
 
L'incompréhension en rappelle une autre, qui divise régulièrement certains des skateurs les plus émotionnellement investis dans la pratique, d'une manière plus générale : la planche à roulettes étant finalement tombée jusque dans les serres du grand public en l'espace de deux décennies, qui peut malgré tout affirmer que pour autant, elle n'appartient plus à ceux qui, au quotidien, en font vraiment ? L'écran de fumée éventé, quid d'une validation universelle, finalement ? Pourquoi se perdre dans l'illusion d'une course quand l'existence même de communautés isolées mais fortes, indépendantes et convaincantes suffit à rajouter une dimension à l'équation qui ridiculise n'importe quelle considération de compétition sérieuse au sein du skate à tout jamais ?
 
Ceci dit, validation et considération sont deux concepts bien distincts. Si le premier est une licorne, le second consiste à payer hommage à qui de droit : aux activistes locaux, génies fous qui vivent pour produire, ouvrir autant de frontières que de perspectives, et construire autant de ponts au-dessus de trop de tranchées. Aujourd'hui, avec la présentation d'"ABYSSAL", lesdites tranchées sont plus rough que jamais - si vous n'avez pas suivi l'avalanche de cartes postales brésiliennes que LIVE vous a fait tourner ces derniers mois, en tout cas... C'est un film par José Francisco, qui habite à Anápolis et participe à un collectif multimédia éponyme ; ça se regarde au-dessus mais avant de remonter, considérez descendre un peu plus bas sur la page pour un interview en règle et en cinq, avec un réalisateur des plus sincères !

Théo Moga x Hugo Bernatas / PREMIERE

Hugo Bernatas est le plus Vendômois des Lyonnais - à moins que ce soit l'inverse ?

Sa nouvelle production, c'est une web part du jeune Théo Moga, que vous avez déjà pu apercevoir dans la récente vidéo "B(ee)r" de Bastien Regeste (qui est un peu comme la "Fully Flared" hexagonale de notre époque).

Ici, en deux minutes de noir et blanc efficace, ledit jeune reinterprète un paquet de spots classiques de la capitale des Gaules, les repiquant au millésime deux-mille dix-neuf, et Hugo nous en dit plus...

Sergio Santoro / INTERVIEW / "Original Rocker" / PREMIERE

A propos du phénomène Sergio Santoro ; et bien, sa plus grande force est sûrement qu'il parle de lui-même, puisque le personnage tout comme son style de skate font sensation sur Internet depuis désormais plusieurs années - prouvant ainsi que la passion sincère déborde au-delà des barrières de langage et autres frontières géographiques. Le skate de Sergio est plutôt unique : conséquence logique d'avoir grandi au cours d'une ère sous laquelle information et inspiration sont plus aisément accessibles, qui se résout par un répertoire de tricks et un langage corporel qui renient l'existence des modes. En plus de transcender les courants, ce qui motive Sergio à pousser, c'est l'exploration - vous remarquerez que la notion est exprimée régulièrement dans l'interview ci-après ; en vérité, Sergio est une âme aussi ingénue que curieuse, débordant d'appréciation pour le positif de la vie - une aura qui vous absorbera au premier pousson-sourire.

Tandis qu'effectivement, il marque des points sur Instagram sans trop forcer à un point tel que l'élite économique californienne l'a à de maintes reprises remarqué, et tel que certains de ses propres compatriotes l'apprécient au point de projeter leurs propres attentes sur son personnage, la considération première de Sergio reste focalisée sur le fait de skater tous les jours et d'apprécier chaque seconde de cet état de fait donné. Une pureté d'appréciation dans l'approche qui suffit à faire mentir les préjugés quant aux cyber-personnalités, et à calmer les élans de chauvinisme. Sergio est conscient que ni lui, ni la scène du Brésil en générale n'ont à prouver quoique ce soit à qui que ce soit et demeure concentré, mais aussi sensible. Dans l'échange ci-dessous, nous discutons de comment attirer l'attention sur l'hyperactive scène skate brésilienne et ce, en dépit des barrières de langage avec les pays ne parlant pas le Portugais, mais aussi la variété des styles locaux et internationaux, et bien plus encore.

Le cœur ignore les frontières et qui de plus approprié que Sergio pour représenter le dévouement concret au skateboard par delà n'importe quelle autre pseudo-valeur arbitraire. En espérant que la photosynthèse de son aura opère, LIVE est honoré de vous présenter le tout premier interview de Sergio Santoro pour un média européen, en Français et Anglais, pour une fois !

Pages

Live Skateboard MediaLive Skateboard Media

Patientez pour passer l'annonce...
Fermer