Le conseil de D.J. Dub : Murilo Romão

Un ancien pigiste de SuGaR à l'époque où le magazine chroniquait encore des disques (des quoi ?) a cru bon de nous envoyer ce mail à propos de Murilo Romão, dont on vous a présenté les productions Flanantes maintes fois par le passé, et assez fréquemment puisque l'animal ne dort jamais. Comme si vous ne le connaissiez pas, déjà.

Mais là où son intention est pertinente, c'est que dans cette nouvelle vidéo (en partenariat avec SAT et Vibe, son sponsor de chaussures), c'est Murilo qui skate, plutôt que de mouliner derrière la caméra. On peut évidemment y voir du spot classique brésilien - et quelques dernières images au légendaire spot de Vale - mais également quelques paysages portugais sont à entrapercevoir, entre deux démonstrations d'équilibre improbables sur un truck (au choix), et de flip out.

"LOST" in London / PREMIERE

LIVE vous a déjà présenté les productions du filmeur du sud de Londres, James 'D.J.' Davidson, par le passé, notamment avec "Shmara" - un clip filmé à Shanghai avec tout un panel de skateurs russes. Le montage était dynamique, punchy, efficace, et la VX-1000 pour laquelle D.J. déclame son amour jusque dans son nom sur Instagram, sciemment manœuvrée.

Cela fait désormais deux ans que D.J. est revenu de Chine ; entretemps, il n'a pas été sans continuer à filmer, et voyager. Cette nouvelle production, "Lost", représente cette période d'accumulation d'images sans réel but, à la documentation fragmentée, tandis que D.J. lui-même se raccroche à l'énergie du skateboard pour frayer son chemin jusqu'à Paris, désespérément à la recherche de nouvelles sensations mais aussi, de chaussettes à Carrefour.

De l'incertitude, peut-être ; un produit final qui détonne, sûrement. Le réalisateur a puisé au fond de lui-même pour cette petite capsule temporelle, et ça se ressent.

Suivez D.J. directement sur YouTube, ici !

Déferlante de Film

On vous parlait de Film Trucks pas plus tard qu'il y a peu, dans le Bigger Spin de Jérémie Daclin, le Lyonnais qui a placé l'Europe sur la carte du skate mondial et en l'occurrence, persiste et signe avec la première marque d'essieux pour planche à roulettes du vieux continent.

La synchronisation est impeccable puisqu'aujourd'hui vient d'apparaître sur le sextuple V "Nouvelle Vague", un montage de quinze minutes réalisé par Guillaume Colucci pour ladite marque - format assimilable à celui d'une full-length moderne.

Le montage est chouette ; on ressent l'empreinte de Jérémie, dont la vision avait déjà dessiné les pourtours de Cliché du même coup de crayon : beaucoup d'images d'ambiance entre moult performances de rue incroyables, de la VX-1000 où tout ce qui peut bien y ressembler, de la personnalité, des moments, des potes et le tout à la sauce francophone - titres et double entendres compris, jusque dans la bande-son, car Jérémie croit en l'identité, Jérémie croit en un skate personnel, inspiré, et détaché de toute représentation superficielle construite.

C'est réminiscent de "Bon Appétit" et des vidéos de French Fred en général, c'est une bonne surprise et ça implique Jarne Verbruggen, Léo Valls, Anton Myhrvold, Adrien Coillard, Bastien Regeste, Bastien Marlin, Arno Wagner, Fred Plocq-Santos, Jérémie Daclin, Victor Campillo et Enzo Morel.

Aussi, si vous êtes dans le coin de Venice Lyon autour des 14 et 15 septembre, n'hésitez pas à faire la tournée des trottoirs, en toute décence - plus de renseignements ci-dessous, sur un flyer dessiné par Mark Gonzales, évidemment.

Minnesultra

Le Minnesota, soit la terre aux dix mille lacs mais aussi la cour de récré de Chris Burt, bousilleur de têtes de lecture de VX-1000 depuis l'équivalent local du paléolithique. A l'instar de Pete Spooner que LIVE vous a déjà présenté, monsieur fait dans la production DVD et ses réalisations précédentes comptent notamment "North Coast" en 2012, "Attn Dfct" en 2013 - qui a même sa propre page Wikipedia - et "Thnku" en 2015.

"Ultra", c'est donc son édition 2019 dont le millésime se voit honoré par Mike Lemnitzer, Nathan Cameron, Andrew Ellison, Pat Gallaher qui signent tous une part chacun, et un paquet de homies afin que la tradition soit respectée. Pour (encore) plus de Minnesota, jetez un oeil à "For Your Health" réalisée il y a quelques années par Mike ; tout-le-monde-il-est-bouillant, tout-le monde-il-sait-tout-faire. On vous en redit plus, bientôt.

Et pour soutenir Chris et acheter ses vidéos, c'est ici !

Bigger Spin / EP 016 - Jérémie Daclin

Jérémie Daclin, si vous suivez de près ou de loin la scène skateboardistique tout court - française comme internationale - vous devriez être familier avec ce nom et, tout aussi vraisemblablement, avec le personnage qui en est le titulaire notoire. C'est notamment le papa de Cliché Skateboards puis de Film Trucks, il a contribué à placer l'Europe sur le radar des Américains, et a eu le flair de sponsoriser au moment clef d'indéniables talents tels que Lucas Puig, Jan Kliewer ou Pontus Alv, entre autres trips inédits et moult efforts tendant à crédibiliser le statut professionnel du skateur sponsorisé français.

Jérémie est le dernier invité en date du podcast du skate français Big Spin animé par Sébastien Charlot et Arnaud Dedieu ; une occasion pour laquelle il raconte son parcours en tant que skateur, puis en tant qu’entrepreneur. C’est d’abord le skateshop All Access, puis Cliché en 1997, et Film en 2018. À travers ces expériences, G.G. revient sur les voyages, les rencontres, la vidéo et l’image en général ; collaborer avec les photographes, gérer un team, skater avec Mark Gonzales, affronter des échecs, et se faire plaisir en skate après quarante ans.

C'est disponible à l'écoute ci-dessus et une nouvelle fois, en tant que complément, le Bigger Spin de LIVE vient se poser, là !

Snipes Squad Up Paris / ARTICLE

Et vous, vous faites quoi, ce vendredi 5 juillet ?

A Paris, Snipes organise le Squad Up : un genre de street contest en équipes consistant à relever des challenges (skate, mais pas que), à travers toute la ville - à l'instar du notoire King Of The Road du magazine des battants d'Amérique.

Carte postale brestoise !

Une "carte postale brestoise", c'est ce qu'avait l'intention de nous envoyer Yann Quenez, nous révélant ainsi sa localisation (une louable démonstration de confiance en cette époque) mais également le titre de sa nouvelle réalisation, et les talents en skate de son pote Valentin Agnus. Yann est photographe et filmeur "entre deux averses et crêpes au beurre", et ce petit clip a le mérite d'insister sur le trait d'une scène méconnue, comme si l'intérêt général pour les talents locaux se dissipait avec l'omniprésence d'un ciel gris. Tant pis pour eux car on aurait ouï dire que sur le long terme, Yann aurait d'autres kouign-amann audiovisuels au four !

Soit dit en passant, un autre témoin de la passion brestoise pour le skate, c'est ce blog du surnommé Mike : Skate 1992 Golden Years, qui vaut le détour à une époque où New Deal se relance, et Ron Knigge se fait interviewer par le grandiose Chops sur le non-moins grandiose Chromeball.

La Main qui tue

Heroin, c'est la marque de l'Anglais Mark Foster aka. Fos, visionnaire avant-gardiste car authentique du skate anglais, punk de la première heure, artiste accro au café et aux cassettes audio (comme pouvait en témoigner sa guest board chez Magenta, il y a quelques années déjà) notamment responsable de la direction artistique d'Altamont Apparel, et d'un paquet de graphiques de board en plus de ceux pour Heroin (chez Black Label, Toy Machine, Real, Deathwish, Zero, Element, Baker...).

A une époque où la plupart des yeux étaient rivés sur l'esthétique raffinée de Blueprint (version 1.0, c'est à dire la bonne ; l'autre est une imitation canadienne), Heroin apparaissait comme une alternative plus sauvage, plus brutale et plus dégénérée, dont la philosophie qualifiait sans problème n'importe quel bout de parking de spot documentable, et n'importe quel mouvement incongru de trick, à condition d'impliquer l'objet planche à roulettes (de près ou de loin, et parfois en plusieurs exemplaires).

Au même titre que Traffic, la marque de Ricky Oyola (voir ce post pour "Look Right", la vidéo de leur dernière tournée au Japon), Heroin a très tôt reconnu l'effervescence de la scène skate nippone, en sponsorisant Gou Miyagi pendant des années (après une guest board de bonne heure), mais aussi en mettant en avant ChopperDAL et les Osaka Daggers du Triangle Park, géniaux. On vous invite à regarder le montage qu'ils avaient filmé pour des scientologues, en 2013, ici.

Heroin a traversé les époques depuis sa fondation en 1998, et le team aussi ; en est témoin une ribambelle de vidéos au fil des ans, chacune emprunte du propre style de son réalisateur respectif mais également du noyau d'une imagerie bien spécifique. "Everything's Going To Be Alright" (2002), "Live From Antarctica" (2005) ou plus tardivement, "Video Nasty" (2013) valent notamment le détour. A ce sujet, il y a quelques années, Alan Glass (réalisateur des premières vidéos Heroin) et Pixels.tv ont réalisé ce chouette documentaire sur Chris Pulman.

"Magic Sticky Hand 2" est la vidéo Heroin de 2017, qui vient de se retrouver sur les Internets - et c'est exactement le type de baffe en plastique qu'il vous faut, pour vous motiver avant la session (ainsi qu'à définitivement arrêter les caveman boardslides).

Tokyo Transfer II

Traffic Skateboards, la marque de longue date du pionnier du street East Coast Ricky Oyola (dont certains d'entre vous recopient sûrement les figures sans même le savoir), s'évertue à faire les choses correctement et ce, depuis le début. Ils ont notamment été parmi les premiers à cultiver une connexion active avec la scène skate au Japon, en sponsorisant Deshi (sa part incroyable dans "Night Prowler" par Katsumi Minami, qui fait désormais Evisenici) et en y réalisant une vidéo de trip légendaire : "Tokyo Transfer", en 2009.

Dix ans plus tard, et quelques mois après la sortie de la full-length Traffic "Look Left" (à l'occasion de laquelle LIVE avait interviewé Joe Yates et Mark Wetzel), l'équipée sauvage remet le couvert avec une nouvelle vidéo de trip à la Mecque des spots parfaits pendant vingt secondes (puis rigoureusement interdits, sous peine de coups de matraque-néon). Le crew a changé au fil des ans, mais pas l'approche.

Une contrée où il est recommandé aux touristes de regarder dans les deux sens avant de traverser, au cas où... D'où le titre "Look Right", et l'article complet avec moult photos est en ligne sur le site de TransWorld Skateboarding.

Et si vous voulez encore plus d'excellent Hiroki Muraoka, vous pouvez toujours revenir sur l'une des meilleures parts de l'année dernière...

Disquette 2x100 Ko

Disquette Club, c'est un collectif montpelliérain (en tout cas, la plupart du temps) qui fait du skate, se crédite en arobases et aime bien s'incruster, que ce soit dans les bunkers désaffectés ou encore les abribus locaux.

Leur deuxième production (leur première dont ils sont fiers, nous dit son instigateur Edouard Lemercier ; l'opus précédant consistant en une compil' de clips au téléphone), c'est quinze minutes de street local-mais-pas-que, avec plein de monde, y compris sur certains spots que vous avez peut-être déjà entrevu sur les Vans Thursday Sessions (à MTP ou à Marseille).

Les gars se sont bougés, l'énergie de la production s'en ressent et si vous survivez au terrorisme de l'intro, vous vous retrouverez probablement assez vite happé dans le vortex du délire montpellierain et ce, jusqu'au terrorisme de l'outro, au moins - en tout cas, c'est le moins qu'on puisse vous souhaiter !

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