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PREMIERE / "Abyssal" / José Francisco / INTERVIEW

Comme a pu en témoigner la page d'accueil de LIVE jusqu'ici cet été, question productions en tout genre, la scène brésilienne semble être en phase d'exploser - en tout cas, c'est ce qu'en déduiront ceux d'entre vous qui ne réalisent toujours pas qu'il ne s'agit-là que du sommet d'un bien exotique iceberg... On abordait récemment le sujet dans un interview avec le jeune de Rio De Janeiro, Sergio Santoro : la vérité, mon ami, c'est que l'énergie émanant de ce pays est intemporelle, en plus d'être forte d'autant de personnifications que ledit pays a jamais connu de scènes à travers les décennies. On devrait pourtant se douter qu'au même titre que pratiquement n'importe quel recoin à peu près skatable du monde, le Brésil n'a pas été sans engendrer des générations entières de légendes et de contes cultivés localement mais qui, en l'espèce, persistent à se heurter à une barrière de la langue intransigeante dès qu'il s'agit d'exporter un peu de soleil. Et de ce fait, faute d'information plus accessible ou d'orientation précise, nombreux sont ceux qui résument encore le "skate brésilien" à des constructions internationales telles que #slidesandgrinds, si ce n'est la dernière vidéo de vacances en date des dernières rock stars en date de la dernière planche à roulettes en date, restant ainsi relativement imperméables à la vraie culture des insiders, sur place.
 
L'incompréhension en rappelle une autre, qui divise régulièrement certains des skateurs les plus émotionnellement investis dans la pratique, d'une manière plus générale : la planche à roulettes étant finalement tombée jusque dans les serres du grand public en l'espace de deux décennies, qui peut malgré tout affirmer que pour autant, elle n'appartient plus à ceux qui, au quotidien, en font vraiment ? L'écran de fumée éventé, quid d'une validation universelle, finalement ? Pourquoi se perdre dans l'illusion d'une course quand l'existence même de communautés isolées mais fortes, indépendantes et convaincantes suffit à rajouter une dimension à l'équation qui ridiculise n'importe quelle considération de compétition sérieuse au sein du skate à tout jamais ?
 
Ceci dit, validation et considération sont deux concepts bien distincts. Si le premier est une licorne, le second consiste à payer hommage à qui de droit : aux activistes locaux, génies fous qui vivent pour produire, ouvrir autant de frontières que de perspectives, et construire autant de ponts au-dessus de trop de tranchées. Aujourd'hui, avec la présentation d'"ABYSSAL", lesdites tranchées sont plus rough que jamais - si vous n'avez pas suivi l'avalanche de cartes postales brésiliennes que LIVE vous a fait tourner ces derniers mois, en tout cas... C'est un film par José Francisco, qui habite à Anápolis et participe à un collectif multimédia éponyme ; ça se regarde au-dessus mais avant de remonter, considérez descendre un peu plus bas sur la page pour un interview en règle et en cinq, avec un réalisateur des plus sincères !

Histoire, gaufres et lettres d'amour

"Loveletters to Skateboarding", c'est le podcast de Jeff Grosso et ses srabs ; les vidéos sont réalisées par nos amis de Six Stair (notamment connus pour leur travail sur la vidéo Antihero "The Body Corporate", mais pas que), et Vans habille tout le monde. Actuellement, les derniers épisodes en date sont axés autour de régions spécifiques, et c'est la France qui est à l'honneur du tout nouveau ! Le travail de recherche est conséquent et, si le crew déclare humblement ne pas avoir cherché à documenter l'histoire du skate hexagonal en général, concrètement, ça y ressemble pas mal, au vu des intervenants, images vintage (qui bougent ou non) et autres anecdotes qui y sont représentées, de Paris à Marseille en passant par Lyon avant de remonter et le tout, en bagnole. Balaise !

Brut de Dane!

Fâché, le jeune!

Théo Moga x Hugo Bernatas / PREMIERE

Hugo Bernatas est le plus Vendômois des Lyonnais - à moins que ce soit l'inverse ?

Sa nouvelle production, c'est une web part du jeune Théo Moga, que vous avez déjà pu apercevoir dans la récente vidéo "B(ee)r" de Bastien Regeste (qui est un peu comme la "Fully Flared" hexagonale de notre époque).

Ici, en deux minutes de noir et blanc efficace, ledit jeune reinterprète un paquet de spots classiques de la capitale des Gaules, les repiquant au millésime deux-mille dix-neuf, et Hugo nous en dit plus...

Sergio Santoro / INTERVIEW / "Original Rocker" / PREMIERE

A propos du phénomène Sergio Santoro ; et bien, sa plus grande force est sûrement qu'il parle de lui-même, puisque le personnage tout comme son style de skate font sensation sur Internet depuis désormais plusieurs années - prouvant ainsi que la passion sincère déborde au-delà des barrières de langage et autres frontières géographiques. Le skate de Sergio est plutôt unique : conséquence logique d'avoir grandi au cours d'une ère sous laquelle information et inspiration sont plus aisément accessibles, qui se résout par un répertoire de tricks et un langage corporel qui renient l'existence des modes. En plus de transcender les courants, ce qui motive Sergio à pousser, c'est l'exploration - vous remarquerez que la notion est exprimée régulièrement dans l'interview ci-après ; en vérité, Sergio est une âme aussi ingénue que curieuse, débordant d'appréciation pour le positif de la vie - une aura qui vous absorbera au premier pousson-sourire.

Tandis qu'effectivement, il marque des points sur Instagram sans trop forcer à un point tel que l'élite économique californienne l'a à de maintes reprises remarqué, et tel que certains de ses propres compatriotes l'apprécient au point de projeter leurs propres attentes sur son personnage, la considération première de Sergio reste focalisée sur le fait de skater tous les jours et d'apprécier chaque seconde de cet état de fait donné. Une pureté d'appréciation dans l'approche qui suffit à faire mentir les préjugés quant aux cyber-personnalités, et à calmer les élans de chauvinisme. Sergio est conscient que ni lui, ni la scène du Brésil en générale n'ont à prouver quoique ce soit à qui que ce soit et demeure concentré, mais aussi sensible. Dans l'échange ci-dessous, nous discutons de comment attirer l'attention sur l'hyperactive scène skate brésilienne et ce, en dépit des barrières de langage avec les pays ne parlant pas le Portugais, mais aussi la variété des styles locaux et internationaux, et bien plus encore.

Le cœur ignore les frontières et qui de plus approprié que Sergio pour représenter le dévouement concret au skateboard par delà n'importe quelle autre pseudo-valeur arbitraire. En espérant que la photosynthèse de son aura opère, LIVE est honoré de vous présenter le tout premier interview de Sergio Santoro pour un média européen, en Français et Anglais, pour une fois !

Spelta Mia

C'est une nouvelle part de Ruben Spelta, le nouveau chouchou de Magenta, qui vient de tomber sur les Internets, par l'intermédiaire du four de Quartersnacks. Une pizza à l'épeautre spéciale préparée par Patrick Frunzio, tous les toppings sont réunis : images VX-1000 fraîches, quelques tricots de curb épicés et même un peu de Milano Centrale Stazione parsemé ici et là, héritage oblige.

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